Jund al-Khalifa diffuse son premier communiqué en mars dernier sur internet. Signé par douze cadres d'Aqmi région centre, c'est-à-dire Kabylie, le texte annonce leur dissidence d'Aqmi et leur soutien à l'État islamique en Irak. En juin, loin des montagnes kabyles, le porte-parole de l'EI, grand rival d'al-Qaïda, demande à toutes ses franchises de se délier de leur serment pour prêter allégeance à son groupe.
Dans ce duel, Aqmi centre choisi son camp : celui de l'EI. « Nous sommes désolés que notre commandement d'Aqmi ne se soit pas positionné en votre faveur. Nous décidons de vous soutenir », affirme ce message de juin traduit par le chercheur Romain Caillet, spécialiste des mouvements jihadistes qui a rendu publics ces communiqués.
En juillet, le groupe prête officiellement allégeance à l'État islamique en jurant a l'émir irakien Abou Bakr al-Baghdadi : « Ô Calife, nous sommes votre armée en Algérie ». En septembre, l'unité prend le nom de Jund al-Khalifa, « les soldats du califat » et se choisit pour émir Abou Souleimane Khaled.
Âgé d'une quarantaine d'années, Abdelmalek Gouri de son vrai nom est recherché par la justice algérienne pour ses condamnations après des attentats contre des bâtiments officiels en 2007 et 2012. À la tête de la première franchise africaine de l'État islamique, forte de quelques dizaines de combattants, Abou Souleimane Khaled est soupçonné d'avoir participé au premier coup médiatique mondial de ce nouveau groupuscule jihadiste algérien : la décapitation filmée du Français Hervé Gourdel.
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