La tension reste vive au campus social de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) après l’attaque à main armée survenue dans la nuit du 7 au 8 novembre. Plusieurs jours après les faits, la psychose persiste et les étudiants réclament des mesures fortes pour garantir leur sécurité.
Selon Momar Diouf, président de la conférence de l’Amicale des étudiants, le traumatisme est encore profond.
“C'est toujours la psychose au niveau des étudiants. Ils ont subi des traumatismes suite à l'attaque. Nous sommes indignés face à cette situation parce que les autorités sont au courant de l'insécurité qui sévit au niveau de l’université”, a-t-il dénoncé.
Il regrette le manque de réaction concrète malgré les alertes répétées. “ Cette situation a conduit aujourd’hui à ces attaques et jusqu'à présent nous n'avons pas eu de changement concret par rapport à nos complaintes.”
Face à l’urgence, les étudiants estiment que la seule décision responsable serait, pour le moment, la fermeture de l’université afin de repenser intégralement le dispositif sécuritaire.
“Il y a beaucoup d'ouvertures dans l'université et dans chaque ouverture il doit y avoir une porte, et pour chaque porte un poste de contrôle. La sécurité des étudiants est primordiale. Nous avons lancé une alerte aux autorités pour qu'elles renforcent la sécurité au niveau du campus”, a insisté Momar Diouf.
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