Le ministre des Finances Romuald Wadagni devrait devenir le prochain président du Bénin: dans l'attente de l'officialisation par la commission électorale, son unique rival Paul Hounkpè l'a félicité et reconnu sa défaite lundi.
Les Béninois ont voté dimanche pour un scrutin qui était joué d'avance pour plusieurs observateurs, tant M. Wadagni était favori, et qui a peu mobilisé dans les grandes villes du pays.
"Il apparaît qu'une avance se dessine", en faveur de M. Wadagni, "je prends acte, avec responsabilité, de cette dynamique telle qu'elle se dégage des premières observations", a déclaré l'enseignant et ex-ministre Paul Hounkpè, dans un communiqué.
Les premières remontées de résultats observées dans certains bureaux, donnaient partout une écrasante avance au ministre de 49 ans.
La proclamation officielle des résultats par la Commission électorale nationale autonome (Cena) est attendue d'ici mardi.
Conformément à la Constitution, le président Patrice Talon passe la main après deux quinquennats en laissant un Bénin en pleine croissance économique, mais confronté à une augmentation des violences jihadistes dans sa partie nord et à un recul des libertés publiques.
"Au ministre d'État Romuald Wadagni, j'adresse mes félicitations républicaines. La démocratie impose le respect mutuel et l'élévation au-dessus des clivages partisans", a ajouté M. Hounkpè qui a fait une campagne discrète et qui se présentait comme un opposant modéré.
Paul Hounkpè, seul adversaire de Romuald Wadagni, avait eu besoin des parrainages d'élus de la majorité pour participer au scrutin.
Et le principal parti d'opposition, Les Démocrates, était absent de l'élection, faute d'un nombre suffisant de parrainages.
"En route pour la Marina"
Si une grande partie des électeurs de Cotonou et Porto-Novo, les deux principales villes du pays, ont semblé bouder les urnes, la mobilisation est apparue plus élevée dans les zones rurales. La Cena n'a pas encore donné le taux officiel.
La mission électorale de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) déployée au Bénin a salué "un climat de paix" et une "bonne organisation du scrutin", dans un communiqué.
Lundi, la capitale économique Cotonou avait retrouvé son rythme habituel. Les commerces et boutiques fermés la veille en raison du scrutin avaient rouvert tôt et les artères de la ville étaient animées, a constaté un journaliste de l'AFP.
En attendant les résultats, la presse a fait son état des lieux: "Une élection globalement calme et bien organisée", titrait le Télégramme, "des indices d'un hold-up électoral" selon Le Patriote, "Wadagni en route pour la Marina", le palais présidentiel, estime le Matin libre.
"Nous attendons que la Cena vienne confirmer dans les prochaines heures ce que nous savions déjà, la victoire sans appel de notre candidat", affirme l'un des responsables du Fan club de Romuald Wadagni, Rominus Gnonlonfoun.
A la cité administrative de Cotonou où se trouve les ministères, Ezéckiel Datondji, fonctionnaire, déplorait "des bourrages d'urnes et des tendances qui ne reflètent pas le vrai visage du scrutin avec des postes de vote restés vides toute la journée".
Dimanche, si la Cena se félicitait d'un vote dans le calme, la plateforme de surveillance électorale mise en place par la société civile rapportait des incidents avec des bureaux de vote ayant ouvert en avance et des urnes parfois déjà remplies avant l'ouverture.
Outre l'enjeu sécuritaire du nord, l'un des principaux défis de M. Wadagni sera de poursuivre les transformations économiques du pays en rendant notamment la croissance plus inclusive.
L'un des axes de son programme concerne la lutte contre la pauvreté, estimée à 30%, à l'heure où de nombreux Béninois se plaignent de ne pas bénéficier des fruits de la croissance.
Les Béninois ont voté dimanche pour un scrutin qui était joué d'avance pour plusieurs observateurs, tant M. Wadagni était favori, et qui a peu mobilisé dans les grandes villes du pays.
"Il apparaît qu'une avance se dessine", en faveur de M. Wadagni, "je prends acte, avec responsabilité, de cette dynamique telle qu'elle se dégage des premières observations", a déclaré l'enseignant et ex-ministre Paul Hounkpè, dans un communiqué.
Les premières remontées de résultats observées dans certains bureaux, donnaient partout une écrasante avance au ministre de 49 ans.
La proclamation officielle des résultats par la Commission électorale nationale autonome (Cena) est attendue d'ici mardi.
Conformément à la Constitution, le président Patrice Talon passe la main après deux quinquennats en laissant un Bénin en pleine croissance économique, mais confronté à une augmentation des violences jihadistes dans sa partie nord et à un recul des libertés publiques.
"Au ministre d'État Romuald Wadagni, j'adresse mes félicitations républicaines. La démocratie impose le respect mutuel et l'élévation au-dessus des clivages partisans", a ajouté M. Hounkpè qui a fait une campagne discrète et qui se présentait comme un opposant modéré.
Paul Hounkpè, seul adversaire de Romuald Wadagni, avait eu besoin des parrainages d'élus de la majorité pour participer au scrutin.
Et le principal parti d'opposition, Les Démocrates, était absent de l'élection, faute d'un nombre suffisant de parrainages.
"En route pour la Marina"
Si une grande partie des électeurs de Cotonou et Porto-Novo, les deux principales villes du pays, ont semblé bouder les urnes, la mobilisation est apparue plus élevée dans les zones rurales. La Cena n'a pas encore donné le taux officiel.
La mission électorale de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) déployée au Bénin a salué "un climat de paix" et une "bonne organisation du scrutin", dans un communiqué.
Lundi, la capitale économique Cotonou avait retrouvé son rythme habituel. Les commerces et boutiques fermés la veille en raison du scrutin avaient rouvert tôt et les artères de la ville étaient animées, a constaté un journaliste de l'AFP.
En attendant les résultats, la presse a fait son état des lieux: "Une élection globalement calme et bien organisée", titrait le Télégramme, "des indices d'un hold-up électoral" selon Le Patriote, "Wadagni en route pour la Marina", le palais présidentiel, estime le Matin libre.
"Nous attendons que la Cena vienne confirmer dans les prochaines heures ce que nous savions déjà, la victoire sans appel de notre candidat", affirme l'un des responsables du Fan club de Romuald Wadagni, Rominus Gnonlonfoun.
A la cité administrative de Cotonou où se trouve les ministères, Ezéckiel Datondji, fonctionnaire, déplorait "des bourrages d'urnes et des tendances qui ne reflètent pas le vrai visage du scrutin avec des postes de vote restés vides toute la journée".
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