En Gambie, la présidence a annoncé par communiqué la démission du chef d’état-major des armées, vendredi 29 mai 2026. Soupçonné d’actes de corruption qu’il a catégoriquement niés, le lieutenant-général Mamat Cham est au cœur d'une affaire qui fait du bruit, car elle se joue notamment sur les réseaux sociaux. Des manifestations se tiennent régulièrement dans le pays pour dénoncer la corruption et la mauvaise gouvernance dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir du président Barrow.
En Gambie, « le président Adama Barrow a accepté la démission du chef d'état-major des forces armées gambiennes, le lieutenant-général Mamat O. A. Cham, avec effet immédiat, indique le communiqué de la présidence. Dans sa lettre de démission datée d'aujourd'hui, vendredi 29 mai 2026, le lieutenant-général Cham a déclaré qu'il démissionnait à la suite de nombreuses allégations de faute professionnelle et d'abus de pouvoir incompatibles avec la fonction de chef d'état-major de la Défense », poursuit le document.
À l’origine de cette affaire d'État figure le sergent Modou Saine, ancien assistant personnel du lieutenant-général Cham, démis récemment de ses fonctions au sein de l'armée.
C’est sur la plateforme en ligne gambienne What’s On Gambia que l’ex-militaire a publié une série de documents visant directement Mamat Cham. Il y détaille plusieurs accusations : usage de son statut pour envoyer son fils dans une école militaire au Maroc, récupération de bateaux saisis par l’armée à des trafiquants pour créer, avec son épouse, une entreprise de pêche, acquisition d’un terrain dans la province de Farafenni en échange d’un camion militaire et détournement de circuits d’approvisionnement militaires à des fins personnelles.
Face à ces accusations, l’ex-chef d’état-major a tenu à se défendre. Lors d’un long entretien téléphonique accordé au célèbre blogueur gambien Babucarr Bahoum, Mamat Cham a nié en bloc l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il affirme avoir présenté sa démission avant tout pour préserver sa famille, mais aussi pour protéger l’intégrité de l’armée gambienne.
Pour rappel, en juillet 2025, des milliers de personnes avaient manifesté dans la capitale Banjul pour dénoncer, selon elles, la corruption et la mauvaise gouvernance dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir du président Barrow. À l’origine de la colère, un scandale autour de la vente des biens confisqués à l’ex-dictateur Yahya Jammeh.
Plus petit État continental d'Afrique, la Gambie est classée 99e sur 182 pays en 2025, selon l'indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International.
En Gambie, « le président Adama Barrow a accepté la démission du chef d'état-major des forces armées gambiennes, le lieutenant-général Mamat O. A. Cham, avec effet immédiat, indique le communiqué de la présidence. Dans sa lettre de démission datée d'aujourd'hui, vendredi 29 mai 2026, le lieutenant-général Cham a déclaré qu'il démissionnait à la suite de nombreuses allégations de faute professionnelle et d'abus de pouvoir incompatibles avec la fonction de chef d'état-major de la Défense », poursuit le document.
À l’origine de cette affaire d'État figure le sergent Modou Saine, ancien assistant personnel du lieutenant-général Cham, démis récemment de ses fonctions au sein de l'armée.
C’est sur la plateforme en ligne gambienne What’s On Gambia que l’ex-militaire a publié une série de documents visant directement Mamat Cham. Il y détaille plusieurs accusations : usage de son statut pour envoyer son fils dans une école militaire au Maroc, récupération de bateaux saisis par l’armée à des trafiquants pour créer, avec son épouse, une entreprise de pêche, acquisition d’un terrain dans la province de Farafenni en échange d’un camion militaire et détournement de circuits d’approvisionnement militaires à des fins personnelles.
Face à ces accusations, l’ex-chef d’état-major a tenu à se défendre. Lors d’un long entretien téléphonique accordé au célèbre blogueur gambien Babucarr Bahoum, Mamat Cham a nié en bloc l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il affirme avoir présenté sa démission avant tout pour préserver sa famille, mais aussi pour protéger l’intégrité de l’armée gambienne.
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