Il s’agit d’un pas supplémentaire dans l’escalade, encore verbale, au Burundi. Les 18 partis d’opposition ne se contentent plus de demander l’invalidation des résultats de l’enrôlement. Et c’est Agathon Rwasa, la principale figure de cette opposition, qui a été chargée de lancer la bombe hier.
Au cours d’une conférence de presse aux côtés de ses pairs. « Nous, partisans d’organisations politiques de l’opposition au Burundi, exigeons la démission immédiate et sans condition de la Céni, discréditée et incapable de conduire un processus électoral digne de ce nom. »
Pas de boycott
La Commission est accusée d’avoir orchestré, avec le parti au pouvoir au Burundi, une fraude massive, basée sur une distribution massive de cartes d’identité aux partisans du pouvoir. Mais contrairement à 2010, où l’opposition avait boycotté les élections, cette fois, pas question de laisser le champ libre au seul parti au pouvoir.
« Nous allons faire appel à tous les citoyens qui veulent le changement, affirme Jean Minani, du Frodebu-Nyakuri, le CNDD (parti au pouvoir, ndlr) n’ira plus aux élections seul. Nous irons tous ensemble ou nous n’irons pas », a-t-il conclu, très applaudi.
Cette fois, le gouvernement burundais a décidé de jouer l’apaisement. Le très contesté ministre de l’Intérieur a promis ce mardi d’ouvrir un peu plus l’espace politique, et la Céni dit qu’elle va rencontrer toute la classe politique lundi 22 décembre, en vue d’aplanir toutes ces divergences de vues.
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