Avec moins de 400 000 policiers pour plus de 200 millions d'habitants, le constat est sans appel : le Nigeria manque cruellement de forces de l'ordre. Dans certaines régions, les habitants vivent parfois à des dizaines de kilomètres du poste de police le plus proche.
C'est pour répondre à ce déficit que le gouvernement nigérian veut permettre à chacun des 36 États de créer sa propre force, plus proche du terrain et des populations. L'objectif est de mieux lutter contre les enlèvements, le banditisme et les attaques de groupes armés, qui se multiplient depuis plusieurs années.
Davantage de proximité
L'idée est de décentraliser le système en donnant davantage de responsabilités aux États, afin qu'ils recrutent eux-mêmes leurs effectifs et développent une police de proximité.
Mais la police fédérale ne disparaîtra pas. Elle conservera la responsabilité des questions de sécurité nationale et pourra intervenir lorsqu'un État ne sera plus en mesure de gérer une crise, ou en cas de graves dérives de sa police.
Le texte doit encore être approuvé par au moins 24 des 36 États
Les détracteurs de la réforme redoutent toutefois que certains gouverneurs utilisent leur future police pour servir leurs propres intérêts ou faire taire leurs opposants. Le texte doit encore être approuvé par les assemblées d'au moins 24 des 36 États avant de pouvoir entrer en vigueur.
La police et l'armée nigérianes sont depuis longtemps débordées : dans tout le nord du pays le plus peuplé d'Afrique, elles luttent contre une insurrection jihadiste de longue date, compliquée par les incursions de jihadistes venus du Sahel et par les exactions de bandes criminelles non idéologiques. Le centre du pays est le théâtre de violences entre agriculteurs et éleveurs, tandis que le sud-est est le théâtre d'un conflit séparatiste de faible intensité.
C'est pour répondre à ce déficit que le gouvernement nigérian veut permettre à chacun des 36 États de créer sa propre force, plus proche du terrain et des populations. L'objectif est de mieux lutter contre les enlèvements, le banditisme et les attaques de groupes armés, qui se multiplient depuis plusieurs années.
Davantage de proximité
L'idée est de décentraliser le système en donnant davantage de responsabilités aux États, afin qu'ils recrutent eux-mêmes leurs effectifs et développent une police de proximité.
Mais la police fédérale ne disparaîtra pas. Elle conservera la responsabilité des questions de sécurité nationale et pourra intervenir lorsqu'un État ne sera plus en mesure de gérer une crise, ou en cas de graves dérives de sa police.
Le texte doit encore être approuvé par au moins 24 des 36 États
Les détracteurs de la réforme redoutent toutefois que certains gouverneurs utilisent leur future police pour servir leurs propres intérêts ou faire taire leurs opposants. Le texte doit encore être approuvé par les assemblées d'au moins 24 des 36 États avant de pouvoir entrer en vigueur.
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