« Internationale jihadiste », « Sahélistan », « arc de crise »... Autant d’expressions parfois utilisées pour parler des groupes jihadistes présents en Afrique, et de la zone dans laquelle ils sont implantés. Pourtant, ces expressions peuvent fausser notre perception, selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'IRD. Dans son livre « L’Afrique, nouvelle frontière du Jihad ? » (publié aux éditions La Découverte), il affirme que Boko Haram, AQMI et les shebabs, par exemple, sont des groupes à l’ancrage plus local qu’international. Pour décrypter ce phénomène jihadiste en Afrique, Marc-Antoine Pérouse de Montclos répond aux questions de Magali Lagrange.
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