Le conflit entre Hemedti et le général al-Burhan, latent depuis des semaines, a explosé quand ils ont été forcés d'annoncer leur plan pour intégrer les FSR aux troupes régulières. Autre pomme de discorde, la présence depuis le règne d'Omar el-Béchir de nombreux officiers islamistes dans l'armée soudanaise, que le général Hemedti souhaitaient purger.
Dans le hall d’un hôtel du centre de Khartoum, l’un des rares endroits équipés d’un générateur, des hommes rechargent leurs téléphones, les yeux rivés sur la télévision. Les images de la ville dévastée tournent en boucle sur la chaîne Al-Jazeera. Tous sont sous le choc et s’interrogent sur l’étincelle qui a déclenché ce conflit meurtrier.
« Je pense que le courant islamiste a joué un rôle direct dans ces évènements. Il est très possible que ce soit eux qui ont allumé la mèche de la discorde, car depuis la chute d’el-Béchir, ils ont prouvé qu’ils feraient tout pour ne pas lâcher le pouvoir », analyse un homme.
D'importants soutiens au sein de l'armée
Des négociations étaient en cours avant l’irruption de la guerre pour tenter d’installer un gouvernement civil. Depuis le coup d’État d’octobre 2021, le courant islamiste, qui bénéficiait déjà d’importants soutiens au sein de l’armée, s’est renforcé avec la bénédiction du général al-Burhan. C’était l’un des principaux points de crispation avec le général Hemedti.
« Les islamistes sont ceux qui avaient le plus à perdre des négociations politiques qui avaient lieu avant la guerre. Je crois aussi que ce sont eux qui avaient intérêt à provoquer cette guerre, car si un accord avait été signé, il aurait signifié leur arrêt de mort et les aurait exclus du jeu politique », croit savoir Hashim.
Il est encore trop tôt pour comprendre qui a tiré le premier coup de feu. Mais un engrenage s'est enclenché samedi matin que rien ne semble pouvoir arrêter.
Dans le hall d’un hôtel du centre de Khartoum, l’un des rares endroits équipés d’un générateur, des hommes rechargent leurs téléphones, les yeux rivés sur la télévision. Les images de la ville dévastée tournent en boucle sur la chaîne Al-Jazeera. Tous sont sous le choc et s’interrogent sur l’étincelle qui a déclenché ce conflit meurtrier.
« Je pense que le courant islamiste a joué un rôle direct dans ces évènements. Il est très possible que ce soit eux qui ont allumé la mèche de la discorde, car depuis la chute d’el-Béchir, ils ont prouvé qu’ils feraient tout pour ne pas lâcher le pouvoir », analyse un homme.
D'importants soutiens au sein de l'armée
Des négociations étaient en cours avant l’irruption de la guerre pour tenter d’installer un gouvernement civil. Depuis le coup d’État d’octobre 2021, le courant islamiste, qui bénéficiait déjà d’importants soutiens au sein de l’armée, s’est renforcé avec la bénédiction du général al-Burhan. C’était l’un des principaux points de crispation avec le général Hemedti.
« Les islamistes sont ceux qui avaient le plus à perdre des négociations politiques qui avaient lieu avant la guerre. Je crois aussi que ce sont eux qui avaient intérêt à provoquer cette guerre, car si un accord avait été signé, il aurait signifié leur arrêt de mort et les aurait exclus du jeu politique », croit savoir Hashim.
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