Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a inauguré cette semaine un complexe industriel textile, implanté à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. Dénommé Texforces-BF, il est spécialisé dans la production de vêtements pour les forces armées, leurs supplétifs des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et des civils. Selon le chef de l’État burkinabè, la mise en place de cette entité industrielle traduit une volonté de rupture avec une logique de dépendance qui a longtemps pesée sur les forces armées et l’économie burkinabè.
Ce nouveau complexe industriel textile a pour ambition la transformation locale de coton. À terme, il est prévu d'y transformer jusqu’à 50 000 tonnes de coton et d'y produire 100 millions de mètres de tissus par an pour la confection de tenues militaires, de tee-shirts et de paires de chaussettes pour les forces armées du Burkina Faso, mais aussi pour les populations civiles.
Pour le ministre de l’Industrie et du commerce, Serge Poda, ce complexe industriel va permettre de répondre aux besoins nationaux : « Nous ne pouvons pas continuer à produire la matière première, exporter les emplois qu'elle peut créer et importer ensuite les produits issus de notre propre richesse. Avec son dispositif, Texforces-BF change cette équation : notre coton pourra être davantage transformé sur notre sol, par nos compétences, pour répondre notamment à nos besoins nationaux ».
Un projet à 25,9 millions d’euros
Le projet est financé à hauteur de 17 milliards de francs CFA - 25,9 millions d’euros - grâce aux ressources des caisses de prévoyance social, des sociétés d’État et d'autres institutions publiques, a précisé le ministère de l’Économie et des finances.
Pour le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, la construction de ce complexe va permettre de rompre avec une logique de dépendance : « Ce n’est pas uniquement un complexe industriel, c'est un message. Quand on parle de souveraineté, ce ne sont pas que des mots. Pendant longtemps, même dans la sous-région, nous exportions nos matières brutes. Nous avons décidé, à travers ce complexe, d'affirmer notre souveraineté en matière textile. Ce ne sont pas des investisseurs étrangers qui sont venus le faire, ce ne sont pas des capitaux étrangers. C'est propre à nous ».
Le capitaine Ibrahim Traoré a également annoncé la prochaine mise en place d’autres unités industrielles.
Ce nouveau complexe industriel textile a pour ambition la transformation locale de coton. À terme, il est prévu d'y transformer jusqu’à 50 000 tonnes de coton et d'y produire 100 millions de mètres de tissus par an pour la confection de tenues militaires, de tee-shirts et de paires de chaussettes pour les forces armées du Burkina Faso, mais aussi pour les populations civiles.
Pour le ministre de l’Industrie et du commerce, Serge Poda, ce complexe industriel va permettre de répondre aux besoins nationaux : « Nous ne pouvons pas continuer à produire la matière première, exporter les emplois qu'elle peut créer et importer ensuite les produits issus de notre propre richesse. Avec son dispositif, Texforces-BF change cette équation : notre coton pourra être davantage transformé sur notre sol, par nos compétences, pour répondre notamment à nos besoins nationaux ».
Un projet à 25,9 millions d’euros
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