C'est à la suite d'une réunion, qui s'est tenue ce 25 avril au matin, que rescapés et proches des victimes de la tuerie de Karma ont décidé de publier un communiqué. Elles ont voulu revenir sur l'attaque de leur village, situé dans la province de Yatenga, dans le nord du Burkina Faso. « Il est important que les gens connaissent la vérité », explique un villageois.
Cela commence par un bilan exact du nombre de victimes. Or, ce n'est que ce matin que les rescapés ont obtenu l'autorisation d'inhumer leurs morts. Lundi, l'accès au village de Karma restait impossible. « L'armée avait bloqué la route au niveau de l'axe Ouahigouya-Youba », explique le communiqué. « Les portables étaient retirés et certaines photos supprimées » avant restitution, ajoute-t-il.
« Que cela ne se reproduise plus »
Ce mardi, les rescapés demandent à ce qu'on les entende afin de préserver la cohésion sociale. « Nous sommes entrés en contact avec les autorités administratives et judiciaires dans l'espoir d'avoir un accompagnement », écrit le communiqué, qui déplore qu'il n'y ait eu « aucune réaction ». « Malgré cette tuerie, nous restons attachés aux valeurs de la transition et de l'armée. Nous aurions aimé que les autorités l'entendent et qu'on travaille ensemble pour que cela ne se reproduise plus », explique un rescapé.
Selon une source proche de la préfecture de Ouahigouya, pour l'heure, aucun dispositif de soutien n'est prévu pour les victimes, outre leurs soins à l'hôpital de la ville.
Dans un communiqué publié mardi dans l'après-midi, la porte-parole du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, a demandé « une enquête complète et indépendante sur le dernier meurtre horrible de civils au Burkina Faso ». Elle rappelle que la tuerie de Karma est « l'une des nombreuses autres attaques signalées contre des civils par les forces armées et les VDP (Volontaires pour la défense de la patrie) ces derniers mois ».
Cela commence par un bilan exact du nombre de victimes. Or, ce n'est que ce matin que les rescapés ont obtenu l'autorisation d'inhumer leurs morts. Lundi, l'accès au village de Karma restait impossible. « L'armée avait bloqué la route au niveau de l'axe Ouahigouya-Youba », explique le communiqué. « Les portables étaient retirés et certaines photos supprimées » avant restitution, ajoute-t-il.
« Que cela ne se reproduise plus »
Ce mardi, les rescapés demandent à ce qu'on les entende afin de préserver la cohésion sociale. « Nous sommes entrés en contact avec les autorités administratives et judiciaires dans l'espoir d'avoir un accompagnement », écrit le communiqué, qui déplore qu'il n'y ait eu « aucune réaction ». « Malgré cette tuerie, nous restons attachés aux valeurs de la transition et de l'armée. Nous aurions aimé que les autorités l'entendent et qu'on travaille ensemble pour que cela ne se reproduise plus », explique un rescapé.
Selon une source proche de la préfecture de Ouahigouya, pour l'heure, aucun dispositif de soutien n'est prévu pour les victimes, outre leurs soins à l'hôpital de la ville.
Dans un communiqué publié mardi dans l'après-midi, la porte-parole du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, a demandé « une enquête complète et indépendante sur le dernier meurtre horrible de civils au Burkina Faso ». Elle rappelle que la tuerie de Karma est « l'une des nombreuses autres attaques signalées contre des civils par les forces armées et les VDP (Volontaires pour la défense de la patrie) ces derniers mois ».
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