Une partie de Poker menteur risque de se jouer prochainement entre le gouvernement du Burundi et l'Organisation des Nations unies (ONU).
La France a proposé au Conseil de sécurité de voter une résolution. Celle-ci autoriserait le déploiement pour un an de 228 policiers à Bujumbura et dans l'ensemble du pays, tout en se gardant la possibilité de modifier la mission en cas d'aggravation de la sécurité.
L'ambassadeur burundais à l'ONU, Albert Shingiro, a immédiatement riposté en assurant que le président Pierre Nkurunziza n'autoriserait qu'une cinquantaine de policiers non armés, ajoutant sibyllin que la souveraineté du Burundi devait être respectée.
Bujumbura joue avec les nerfs des Nations unies
Bujumbura joue depuis des mois avec les nerfs des Nations unies et de l'Union africaine (UA). Sur les 200 observateurs des droits de l'homme et experts militaires qui devaient être déployés par l’UA, seuls 47 personnels ont pu entrer effectivement au Burundi.
L'ONU risque donc de rencontrer les mêmes difficultés, à condition que le Conseil de sécurité arrive à se mettre d'accord. Les Russes et les Egyptiens qui s'opposaient au projet français ont affirmé être prêts à le voter si le gouvernement burundais le soutient. Autant dire, un retour à la case départ.
rfi.fr
La France a proposé au Conseil de sécurité de voter une résolution. Celle-ci autoriserait le déploiement pour un an de 228 policiers à Bujumbura et dans l'ensemble du pays, tout en se gardant la possibilité de modifier la mission en cas d'aggravation de la sécurité.
L'ambassadeur burundais à l'ONU, Albert Shingiro, a immédiatement riposté en assurant que le président Pierre Nkurunziza n'autoriserait qu'une cinquantaine de policiers non armés, ajoutant sibyllin que la souveraineté du Burundi devait être respectée.
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