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Cambodge: Kem Sokha libéré après plus d'un an passé derrière les barreaux

L'opposant cambodgien est libéré sous caution et assigné à résidence. Accusé de trahison, il était détenu dans une prison près de la frontière vietnamienne depuis un an et une semaine. Kem Sokha a rejoint sa résidence dans la nuit du lundi 10 septembre 2018. Pour l'heure, peu d'informations sur les conditions de sa libération.



Selon la justice cambodgienne, le leader de l’ancien parti d’opposition CNRP aurait cherché à renverser le gouvernement avec le soutien des Etats-Unis. Des charges et une détention de plus d'un an perçues comme politiquement motivées, et largement critiquées par plusieurs organisations internationales.

Sur des photos diffusées sur Facebook, les cheveux de Kem Sokha semblent avoir blanchi pendant sa détention. Ce lundi matin, une centaine de ses soutiens se sont rendus devant sa maison, mais l’un de ses avocats s’est excusé au nom de l'homme politique, car il n’apparaîtra pas en public pour l’instant.

Le Cambodge critiqué dans le monde depuis l'arrestation

Hasard du calendrier ? Le Parlement européen doit se pencher cette semaine sur des propositions de résolutions, voire de sanctions, au sujet de la situation du Cambodge et du cas de Kem Sokha. Deux mois après son arrestation en septembre 2017, le Parti du sauvetage national du Cambodge était dissout.

Cette décision de la Cour suprême était survenue en pleine année électorale. L’absence du principal parti d’opposition aux élections législatives de juillet dernier avait ainsi été dénoncée par plusieurs Etats et organisations internationales, dont certaines ont remis en cause la légitimité même du scrutin.

Une mesure visant à éviter les sanctions internationales ?

Lors des précédentes élections législatives de 2013, le parti d’opposition de Kem Sokha avait emporté 44,5% des voix. Mais cette année, le Parti du peuple cambodgien (KPK) du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, a remporté l’intégralité des sièges au Parlement. Une première au Cambodge.
Une libération qui intervient alors qu’une vingtaine d’opposants politiques, d’activistes ou de journalistes ont été graciés ou libérés sous caution ces dernières semaines. Mais le gouvernement se défend néanmoins de chercher à améliorer son image, alors que les Etats-Unis ont déjà imposé des sanctions à certains représentants du pays. L'Union européenne elle envisage des sanctions économiques.

rfi.fr

Lundi 10 Septembre 2018 - 10:20



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