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Cambodge: début sous tension du procès de l'opposant Kem Sokha

Ce mercredi matin au Cambodge s'est ouvert le procès de Kem Sokha. Opposant numéro un au régime du Premier ministre Hun Sen, il est accusé de trahison et d’avoir voulu renverser le gouvernement avec le soutien des États-Unis. La Cour a suspendu l’audience à la mi-journée, dans une ambiance tendue.



Si l’audience est censée être publique, la cour municipale de Phnom Penh a décidé vendredi dernier de ne réserver que 30 places pour les observateurs. Dont une bonne partie pour les ambassades.
 
La majorité des demandes venues des médias et des ONG issues de la société civile cambodgienne ont, elles, été rejetées. Le ministère cambodgien de la Justice a justifié la mesure par un manque de place et de moyen pour retransmettre.
 
Le dispositif tardif est critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains qui réclament plus de transparence dans les procédures. Celles-ci sont malgré tout venues observer la situation devant le tribunal ce matin.
 
A la suspension de l’audience, vers midi,  Kem Sokha a quitté la cour municipale en voiture, adressant quelques rapides signes de la main à ses soutiens. Plusieurs dizaines de personnes sont venues encourager l’opposant politique malgré la présence de nombreuses forces de sécurité qui peuvent avoir un caractère intimidant selon les ONG.
 
Le dispositif de sécurité est conséquent mais néanmoins plus discret qu’attendu.
 
Enregistrement vidéo de 2013
 
Quant à ce qui s’est dit à la Cour, d’après les quelques médias et quelques sources qui y étaient présents ce matin, les débats ont principalement porté sur une vidéo datant de 2013.
 
Dans un extrait d’environ trois minutes, Kem Sokha parle de sa stratégie politique pour changer de gouvernement dans un pays démocratique. Il évoque également le soutien qu’il a reçu de la part des États-Unis dans l’élaboration de sa carrière politique.
 
Cette vidéo est l’une des principales preuves représentées par l’accusation dans l’affaire. Les charges qui pèsent contre lui pour trahison ne datent pourtant que de 2017, alors que la vidéo est connue depuis longtemps. La défense demande à ce qu’elle soit diffusée dans son intégralité.
 
L’audience a repris à 14h30, heure locale. Le procès pourrait durer jusqu’à trois mois.

RFI

Mercredi 15 Janvier 2020 - 08:49



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