Près de cinq mois ont passé depuis la promesse par Paul Biya, dans son message à la Nation pour le Nouvel an, de la mise en place d'un nouveau gouvernement « dans les prochains jours », gouvernement chargé d'engager des efforts soutenus pour améliorer les conditions de vie des Camerounais.
Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale le reconnaît : la fête de l'Unité nationale arrive dans un contexte d'impatience « bruyante », mais Grégoire Owona l'affirme : « les Camerounais ont accordé leur confiance à Paul Biya » à la présidentielle d'octobre, et « savent que les choses avancent ».
« Mais il ne se passe rien », déclare au contraire Cabral Libii. Pour le député du parti PCRN, déclaré troisième à l'élection d'octobre, quelque soit le bord politique ou la classe sociale, au Cameroun « tout le monde suffoque (...) en attendant que quelque chose bouge ».
Nouveau gouvernement, réformes, ou même le nom d'un vice-président, peu importe, ce qui préoccupe surtout le député SDF, Joshua Osih - candidat lui aussi à la dernière présidentielle - c'est qu'il n'y a « quasiment plus d'unité nationale ». Conséquence selon lui de la logique « diviser pour mieux régner » : « on nous divise en clans, en tribus, en castes sociales. C'est pour cela qu'il y a autant de crises », dit-il
Constat sévère également d'Emmanuel Simh. Pour le vice-président du parti d'opposition MRC, « avec la persistance de la violence dans les régions anglophones et une fracture sociale toujours plus grande », « on ne sait pas trop bien où est-ce que le président Biya est en train de mener la barque "Cameroun" », conclut-il.
La date du 20 mai renvoie au référendum constitutionnel de 1972 sur la base duquel Ahmadou Ahijdo met fin au système fédéral pour créer l'État unitaire. De 1961 à 1972, le Cameroun est une République fédérale composée de deux Etats fédérés : le Cameroun oriental, anciennement sous tutelle de la France avant l'indépendance, et le Cameroun occidental, anciennement sous tutelle du Royaume-Uni.
Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale le reconnaît : la fête de l'Unité nationale arrive dans un contexte d'impatience « bruyante », mais Grégoire Owona l'affirme : « les Camerounais ont accordé leur confiance à Paul Biya » à la présidentielle d'octobre, et « savent que les choses avancent ».
« Mais il ne se passe rien », déclare au contraire Cabral Libii. Pour le député du parti PCRN, déclaré troisième à l'élection d'octobre, quelque soit le bord politique ou la classe sociale, au Cameroun « tout le monde suffoque (...) en attendant que quelque chose bouge ».
Nouveau gouvernement, réformes, ou même le nom d'un vice-président, peu importe, ce qui préoccupe surtout le député SDF, Joshua Osih - candidat lui aussi à la dernière présidentielle - c'est qu'il n'y a « quasiment plus d'unité nationale ». Conséquence selon lui de la logique « diviser pour mieux régner » : « on nous divise en clans, en tribus, en castes sociales. C'est pour cela qu'il y a autant de crises », dit-il
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