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Campagne arachidière: le Conseil national du crédit préoccupé par la situation des Huiliers



Campagne arachidière: le Conseil national du crédit préoccupé par la situation des Huiliers
La situation préoccupante des huiliers, qui peinent à collecter des quantités suffisantes de graines trois semaines après l’ouverture de la campagne de commercialisation du produit, a été évoquée jeudi par le Conseil national du crédit (CNC). Cette structure relevant de la direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) tenait sa 30e réunion présidée par Monsieur Moussa TOURE, directeur de la Monnaie et du Crédit, membre du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la BCEAO, représentant le ministre des Finances et du Budget, Président statutaire du CNC, rapporte le journal Le Témoin.

A l’issue de la réunion, le CNC a exprimé ses préoccupations relativement aux informations faisant état de contraintes auxquelles sont confrontées les unités industrielles de transformation des arachides pour collecter des quantités suffisantes de graines.

Dans le communiqué sanctionnant cette rencontre organisée en visioconférence, le CNC a réitéré ses recommandations, au titre des politiques publiques, afin que la réflexion soit approfondie au sujet d’une fiabilité accrue des estimations de production agricole, du modèle économique de la filière arachidière et de la mise à la disposition de La Banque Agricole (LBA) de moyens adéquats pour le financement de la diversification de la production agricole.

Des unités de transformation industrielle de l’arachide ont dernièrement évoqué des difficultés d’acquisition de graines d’arachide en raison particulièrement de la réticence de certains producteurs qui préfèrent vendre aux exportateurs, principalement des opérateurs chinois. Ces opérateurs proposant un prix d’achat au kilogramme plus élevé que les 250 francs fixés par les autorités. Cette situation a récemment poussé le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural à plafonner à 300 000 tonnes les achats à l’exportation afin de permettre aux unités industrielles locales de disposer de suffisamment de graines.

Malgré ces volontés affichées, la principale unité industrielle du pays, la Sonacos est au bord du gouffre comme l’a écrit votre quotidien préféré ce jeudi. Après trois semaines de campagne de commercialisation, la Sonacos, qui tablait sur une collecte de 300000 à 400.000 tonnes, n’a pu acheter que 3000 tonnes, soit 0,0075% de l’objectif, une vraie catastrophe qui doit mobiliser en particulier et en premier le chef de l’Etat. 

AYOBA FAYE

Vendredi 18 Décembre 2020 - 09:37


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