Dans l’enquête du quotidien français et de l’agence de presse The New Humanitarian, 19 femmes ont raconté les viols qu’elles ont subis, mais aussi les conséquences sur leur vie : traumatisées et stigmatisées, certaines ont dû quitter leur famille pour fuir dans une autre ville avec leurs enfants.
Des témoignages recueillis par Barbara Debout, journaliste spécialiste de l’Afrique centrale qui a mené cette enquête : « Toutes n’ont pas porté plainte par crainte de représailles. Généralement, elles ne savent pas vers qui se tourner et elles doutent que des poursuites peuvent être engagées contre leurs agresseurs. C’est vraiment commun à toutes les victimes. Cela démontre qu’il y a peu de communication sur un éventuel centre d’aide ou même un numéro vert pour pouvoir appeler en cas d’agression. »
La Minusca explique avoir mis en place des mécanismes de signalement : 42 comités locaux de prévention, un numéro gratuit ou des campagnes de sensibilisation, via SMS ou des radios communautaires. Mais selon l’enquête de la journaliste, ni les victimes, ni les ONG locales n’ont jamais entendu parler de ces initiatives.
La porte-parole de la Minusca, Florence Marchal, l’explique par le contexte de la Centrafrique, grand pays où il est difficile de se déplacer et de communiquer : « Nous avons 344 victimes qui ont pu suivre des formations et qui aujourd’hui peuvent exercer un métier grâce à cette formation, pour pouvoir retrouver à la fois leur autonomie financière mais aussi leur fierté et leur indépendance. »
L’ONU a enregistré des allégations d’abus et d’exploitation sexuels contre plus de 730 soldats de la Minusca depuis 2015.
Parmi les soldats mis en cause dans cette enquête, il y a des casques bleus rwandais. Ce 17 octobre 2024, l'armée rwandaise dément les faits qui leur sont reprochés : « Les violences sexuelles commises contre des civils par des soldats de la paix sont inacceptables et les Forces de défense rwandaises (RDF) prennent au sérieux toute accusation portée contre leurs troupes. » Mais, ajoutent les RDF : « La discipline, la réputation et l’efficacité des soldats de la paix rwandais ne sont pas en cause. »
Des témoignages recueillis par Barbara Debout, journaliste spécialiste de l’Afrique centrale qui a mené cette enquête : « Toutes n’ont pas porté plainte par crainte de représailles. Généralement, elles ne savent pas vers qui se tourner et elles doutent que des poursuites peuvent être engagées contre leurs agresseurs. C’est vraiment commun à toutes les victimes. Cela démontre qu’il y a peu de communication sur un éventuel centre d’aide ou même un numéro vert pour pouvoir appeler en cas d’agression. »
La Minusca explique avoir mis en place des mécanismes de signalement : 42 comités locaux de prévention, un numéro gratuit ou des campagnes de sensibilisation, via SMS ou des radios communautaires. Mais selon l’enquête de la journaliste, ni les victimes, ni les ONG locales n’ont jamais entendu parler de ces initiatives.
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