L’intelligence artificielle alimente une sophistication inédite des cyberattaques sur le continent africain, allant de la création de faux profils biométriques à l'extorsion sexuelle massive, alerte Interpol dans sa dernière évaluation des cybermenaces.
Selon des données transmises par le partenaire TrendAI, près de 600 000 cas d'extorsion sexuelle numérique et de harcèlement en ligne ont été détectés, très souvent appuyés par des deepfakes et du contenu synthétique généré par IA. Parallèlement, les réseaux criminels basés en Afrique perfectionnent leurs attaques par compromission de courriels d'entreprise (BEC). Grâce à des correspondances rédigées par IA, ces groupes ciblent des victimes en Europe et en Amérique du Nord en s'appuyant sur des infrastructures internationales.
Les fraudeurs ne se contentent plus de voler des identités : ils fabriquent désormais de toutes pièces des « identités synthétiques » en mêlant de vraies données personnelles à des éléments générés par IA. Cette méthode permet de contourner les vérifications biométriques pour ouvrir des comptes, obtenir des prêts mobiles ou enregistrer des cartes SIM frauduleuses. Cette vulnérabilité est accentuée par l'absence de partage de données en temps réel entre banques, opérateurs télécoms et forces de l'ordre.
Face à cette menace où l'IA automatise chaque phase d'attaque, la coopération transfrontalière enregistre néanmoins des avancées concrètes. Sur le plan législatif, 17 pays ont adapté leur cadre légal en 2025, le Sénégal ayant notamment lancé une plateforme de signalement en ligne pour protéger les enfants contre les violations numériques.
Sur le plan opérationnel, quatre opérations d'envergure menées par Interpol (Serengeti 2.0, Contender 3.0, Sentinel et Red Card 2.0) ont permis plus de 1 500 arrestations, la saisie de centaines d'équipements et la récupération de plus de 100 millions de dollars américains. Pour consolider ces acquis, Interpol recommande la normalisation de l'analyse forensique numérique, la formation des enquêteurs aux outils d'IA et le renforcement des partenariats public-privé. Financé par le Royaume-Uni, ce rapport a été élaboré avec le concours de Fortinet, Mastercard, la Fondation Shadowserver, S2W et TrendAI.
Selon des données transmises par le partenaire TrendAI, près de 600 000 cas d'extorsion sexuelle numérique et de harcèlement en ligne ont été détectés, très souvent appuyés par des deepfakes et du contenu synthétique généré par IA. Parallèlement, les réseaux criminels basés en Afrique perfectionnent leurs attaques par compromission de courriels d'entreprise (BEC). Grâce à des correspondances rédigées par IA, ces groupes ciblent des victimes en Europe et en Amérique du Nord en s'appuyant sur des infrastructures internationales.
Les fraudeurs ne se contentent plus de voler des identités : ils fabriquent désormais de toutes pièces des « identités synthétiques » en mêlant de vraies données personnelles à des éléments générés par IA. Cette méthode permet de contourner les vérifications biométriques pour ouvrir des comptes, obtenir des prêts mobiles ou enregistrer des cartes SIM frauduleuses. Cette vulnérabilité est accentuée par l'absence de partage de données en temps réel entre banques, opérateurs télécoms et forces de l'ordre.
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