La crise qui sévit au Moyen-Orient commence à se faire sentir au Sénégal. le gouvernement prépare l'opinion à un choc économique imminent. Lors de son discours à la Nation, le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à la « lucidité », face à un contexte international instable, insistant sur la nécessité de consolider les efforts sur le coût de la vie. Tandis que le Premier ministre Ousmane Sonko avertit les citoyens de « situations extrêmement difficiles qui nous attendent ».
Le 12 mars dernier, le Premier ministre avait précisé que des solutions étaient à l'étude, notamment l'usage du pétrole de Sangomar pour couvrir « au moins 50 % de la demande nationale ». Il a également reconnu que le Sénégal dépend beaucoup des importations et que le moindre choc a des répercussions extrêmement difficiles. « Donc, nous devons nous préparer à cette crise. Le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour la réduction du coût de la vie, notamment les produits pétroliers et les denrées de première nécessité. Jusqu’où pourrons-nous tenir ? Peut-être plus pour très longtemps », prévient M. Sonko.
Malgré les subventions en vigueur, le ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé a prévenu qu'un « basculement des prix à la hausse peut se faire dans quelques jours », malgré les subventions actuelles.
Le Ministère du Plan, de l'Économie et de la Coopération (MPEC) exprime les craintes les plus vives concernant la stabilité macroéconomique du pays. Dans son rapport d'avril 2026, il souligne une vulnérabilité structurelle, les importations pétrolières pesant pour « 30 % des importations totales et 12 % du PIB ». L'envolée du baril à 115 dollars, loin des 64,3 dollars prévus, fait peser une menace de dégradation du déficit budgétaire de « 213,6 milliards de FCFA ». Cette fragilité est accentuée par les conclusions de la Banque mondiale, qui alerte qu'une telle dynamique inflationniste, liée au conflit au Moyen Orient risque de faire augmenter l'extrême pauvreté au Sénégal de « 0,3 à 3,0 points de pourcentage ».
À l'échelle opérationnelle, le ministre de l'Énergie, Birame Souleye Diop, s'est rendu à Abuja pour sécuriser l'approvisionnement de la SAR, signe d'une urgence réelle . Si PETROSEN a tenté de rassurer en affirmant qu'aucune « perturbation de l’approvisionnement » n'est signalée, la Commission de régulation du Secteur de l'Énergie (CRSE) se retrouve en première ligne. Elle doit désormais arbitrer entre la « tarification » et la protection des consommateurs dans un marché mondial devenu imprévisible.
Le 12 mars dernier, le Premier ministre avait précisé que des solutions étaient à l'étude, notamment l'usage du pétrole de Sangomar pour couvrir « au moins 50 % de la demande nationale ». Il a également reconnu que le Sénégal dépend beaucoup des importations et que le moindre choc a des répercussions extrêmement difficiles. « Donc, nous devons nous préparer à cette crise. Le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour la réduction du coût de la vie, notamment les produits pétroliers et les denrées de première nécessité. Jusqu’où pourrons-nous tenir ? Peut-être plus pour très longtemps », prévient M. Sonko.
Malgré les subventions en vigueur, le ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé a prévenu qu'un « basculement des prix à la hausse peut se faire dans quelques jours », malgré les subventions actuelles.
Le Ministère du Plan, de l'Économie et de la Coopération (MPEC) exprime les craintes les plus vives concernant la stabilité macroéconomique du pays. Dans son rapport d'avril 2026, il souligne une vulnérabilité structurelle, les importations pétrolières pesant pour « 30 % des importations totales et 12 % du PIB ». L'envolée du baril à 115 dollars, loin des 64,3 dollars prévus, fait peser une menace de dégradation du déficit budgétaire de « 213,6 milliards de FCFA ». Cette fragilité est accentuée par les conclusions de la Banque mondiale, qui alerte qu'une telle dynamique inflationniste, liée au conflit au Moyen Orient risque de faire augmenter l'extrême pauvreté au Sénégal de « 0,3 à 3,0 points de pourcentage ».
À l'échelle opérationnelle, le ministre de l'Énergie, Birame Souleye Diop, s'est rendu à Abuja pour sécuriser l'approvisionnement de la SAR, signe d'une urgence réelle . Si PETROSEN a tenté de rassurer en affirmant qu'aucune « perturbation de l’approvisionnement » n'est signalée, la Commission de régulation du Secteur de l'Énergie (CRSE) se retrouve en première ligne. Elle doit désormais arbitrer entre la « tarification » et la protection des consommateurs dans un marché mondial devenu imprévisible.
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