Place du Petit-Marché Nkeoua-Joseph sur l’avenue Matsoua à Bacongo au sud de Brazzaville, on voit que, juste en face, les tas d’ordure sont impressionnants et sont sur plusieurs mètres et bouchent même la canalisation. Les oiseaux, en l’occurrence des hérons partis parfois des quartiers lointains, sont en festin tout temps, au grand désarroi des habitants des parcelles environnantes.
« La saleté [que vous voyez] est là depuis bientôt un mois. Je trouve cela aberrant parce qu’on ne peut pas vivre dans la saleté, s’indigne Jean-Jacques Sita, 67 ans, qui se présente comme un opérateur économique. C’est invivable avec de telles odeurs. Bientôt ce sera des maladies. Les caniveaux ne sont même pas curés, il y a des ordures et des eaux qui stagnent partout, où est-ce qu’on va ? »
Au nord de la ville, la célèbre avenue de la Tsiémé est devenue un dépotoir en plusieurs endroits, en plus de ses béants nids de poule.
« Cela ne fait même pas beau à voir, ces tas d’ordures qui empêchent même la circulation. En voyant de telles choses, ça écœure », dit un usager. « La ville est devenue trop sale. Nous demandons aux dirigeants de se préoccuper de notre santé », en dit une autre, sous couvert d’anonymat.
Chargée de collecter les ordures, la Société Averda connaît des défaillances depuis plusieurs mois : son parc automobile est amorti et ses bacs sont devenus obsolètes, selon les autorités municipales.
Les ordures ménagères à ciel ouvert représentent un danger permanent pour ses populations, les exposant à diverses maladies pulmonaires, mais aussi au paludisme et même au cancer, selon l’environnementaliste Arsène Rigobert Guélélé Kintono, président exécutif d’Action pour l’environnement et la solidarité internationale.
« Personne n’est à l’abri du danger que peuvent représenter ces déchets-là. Parce qu’il y a des déchets organiques, biomédicaux, etc. Il y a des déchets domestiques très dangereux, tels les piles. Lorsqu’on entasse ces déchets quelque part, vous voyez la présence des pique-bœufs (les hérons - NDLR) et donc il faut faire très attention, cela dégage le méthane. C’est ce qui est très dangereux. Une personne dans l’ignorance peut jeter un mégot de cigarette ou allumer le feu, cela peut provoquer une explosion. Nous devons faire très attention et éloigner ces déchets des communautés. Il y a aussi la contamination qu’il faut craindre : ces déchets peuvent provoquer des maladies pulmonaires. Il y a un spectacle : nous récupérons les bouteilles en plastique de ces déchets. On y met du jus de gingembre et bien d’autres choses. On se pose la question, comment on fait pour nettoyer ces bouteilles. En plus, cela passe par plusieurs bouches, alors qu’elles sont à usage unique. À la longue cela peut provoquer le cancer. Ces déchets, sous l’effet du réchauffement climatique, les larves des moustiques augmentent et ces moustiques viendront toujours nous visiter pour nous provoquer la malaria. »
« La saleté [que vous voyez] est là depuis bientôt un mois. Je trouve cela aberrant parce qu’on ne peut pas vivre dans la saleté, s’indigne Jean-Jacques Sita, 67 ans, qui se présente comme un opérateur économique. C’est invivable avec de telles odeurs. Bientôt ce sera des maladies. Les caniveaux ne sont même pas curés, il y a des ordures et des eaux qui stagnent partout, où est-ce qu’on va ? »
Au nord de la ville, la célèbre avenue de la Tsiémé est devenue un dépotoir en plusieurs endroits, en plus de ses béants nids de poule.
« Cela ne fait même pas beau à voir, ces tas d’ordures qui empêchent même la circulation. En voyant de telles choses, ça écœure », dit un usager. « La ville est devenue trop sale. Nous demandons aux dirigeants de se préoccuper de notre santé », en dit une autre, sous couvert d’anonymat.
Chargée de collecter les ordures, la Société Averda connaît des défaillances depuis plusieurs mois : son parc automobile est amorti et ses bacs sont devenus obsolètes, selon les autorités municipales.
Les ordures ménagères à ciel ouvert représentent un danger permanent pour ses populations, les exposant à diverses maladies pulmonaires, mais aussi au paludisme et même au cancer, selon l’environnementaliste Arsène Rigobert Guélélé Kintono, président exécutif d’Action pour l’environnement et la solidarité internationale.
« Personne n’est à l’abri du danger que peuvent représenter ces déchets-là. Parce qu’il y a des déchets organiques, biomédicaux, etc. Il y a des déchets domestiques très dangereux, tels les piles. Lorsqu’on entasse ces déchets quelque part, vous voyez la présence des pique-bœufs (les hérons - NDLR) et donc il faut faire très attention, cela dégage le méthane. C’est ce qui est très dangereux. Une personne dans l’ignorance peut jeter un mégot de cigarette ou allumer le feu, cela peut provoquer une explosion. Nous devons faire très attention et éloigner ces déchets des communautés. Il y a aussi la contamination qu’il faut craindre : ces déchets peuvent provoquer des maladies pulmonaires. Il y a un spectacle : nous récupérons les bouteilles en plastique de ces déchets. On y met du jus de gingembre et bien d’autres choses. On se pose la question, comment on fait pour nettoyer ces bouteilles. En plus, cela passe par plusieurs bouches, alors qu’elles sont à usage unique. À la longue cela peut provoquer le cancer. Ces déchets, sous l’effet du réchauffement climatique, les larves des moustiques augmentent et ces moustiques viendront toujours nous visiter pour nous provoquer la malaria. »
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