Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du numérique, Alioune Sall, s’est voulu rassurant, ce mardi 03 mars, lors de l’examen du Projet de loi portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil national de régulation des médias (CNRM), qui remplace le Conseil National de Régulation de l'Audiovisuel (CNRA). Alors qu’il est accusé de vouloir restreindre la liberté de presse, le ministre a assuré que «ce projet de loi n'est pas un outil de censure» politique.
«Ce projet de loi n'est pas un outil de censure. La liberté d'expression, liberté fondamentale, consacrée par notre Constitution, reste un pilier de la démocratie et le CNRM n'a pas de pouvoir d'entraver, mais pour l'encadrer», a dit Alioune Sall, ajoutant que le Sénégal passe désormais «d'une régulation sectorielle à une régulation intégrée de l'écosystème informationnel».
Le ministre justifie ce projet de loi par la «mutation profonde, radicale et irréversible» de l’environnement médiatique, avec des plateformes en ligne (TikTok, Facebook, X, Instagram, Youtube) qui échappent à tous les contrôles. Ce projet de loi permettra, selon lui, au Sénégal de se préparer «aux défis futurs» et constituera un «rempart contre la désinformation».
Par ailleurs, Alioune Sall a enfin soutenu que le nouveau régulateur aura «de moyens financiers à la hauteur des enjeux», contrairement au CNRA, avec des «exigences de responsabilité pour tous les acteurs de l'information».
Cette prise de parole du ministre intervient alors que le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) dit percevoir, avec l’adoption du projet, «une menace directe sur l’indépendance des médias», dans un communiqué.
«Ce projet de loi n'est pas un outil de censure. La liberté d'expression, liberté fondamentale, consacrée par notre Constitution, reste un pilier de la démocratie et le CNRM n'a pas de pouvoir d'entraver, mais pour l'encadrer», a dit Alioune Sall, ajoutant que le Sénégal passe désormais «d'une régulation sectorielle à une régulation intégrée de l'écosystème informationnel».
Le ministre justifie ce projet de loi par la «mutation profonde, radicale et irréversible» de l’environnement médiatique, avec des plateformes en ligne (TikTok, Facebook, X, Instagram, Youtube) qui échappent à tous les contrôles. Ce projet de loi permettra, selon lui, au Sénégal de se préparer «aux défis futurs» et constituera un «rempart contre la désinformation».
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