Le personnel du Sénat est très remonté contre le Président de la République Macky Sall, suite à sa décision de supprimer cette institution. Il se donne rendez- vous ce jeudi devant les grilles du Palais où se tient la réunion du Conseil des ministres, pour s’indigner de cette décision du chef de l’Etat. Les agents du Sénat qualifient celle-ci de « politique ». « Nous donnons rendez-vous à tout le personnel demain devant les grilles du Palais, à l’occasion de la réunion du conseil des ministres pour revendiquer nos droits », a déclaré El hadj Omar Ndiaye, chef de personnel du Senat.
Hier, mercredi 29 août, tout était calme au Sénat. Trois agents de la sécurité, devant la porte de l’entrée principale discutent. L’accès n’a pas été du tout difficile, d’ailleurs, nous n’avons pas été soumis au contrôle routinier. A notre arrivée, nous trouvons un homme, la trentaine sonnée, sur les escaliers : c’est un agent du Sénat. Expliquant l’objet de notre visite, l’homme au jean et chemise bleus, nous fait patienter, le temps d’aller chercher le chargé de Communication du président du Sénat. Quelques instants plus tard, dans la salle d’attente, un homme se présente. Il s’agit de Moussa Diakhaté.
Après présentation, le chargé de communication, nous conduit dans une salle où se trouvait le personnel. Si les discussions fusent de partout dans cette salle, il convient de noter que les agents du Sénat n’ont pas porté de gants pour marquer leur désaccord contre la décision du chef de l’Etat. Assane Sow, un agent du Senat affirme, sans ambages, que « le Président est incapable de gérer ce pays depuis son accession au pouvoir. La preuve, il a supprimé de nombreux ministères, ramenant le nombre à 25 ». Il ajoute : « En voulant régler le problème des inondations, le Président vient de créer d’autres inondés. Nous sommes victimes de ces mêmes inondations ». Le chef du personnel, El Hadj Omar Ndiaye embouche la même trompette et déclare : « si nous perdons notre travail, nous serons doublement victimes ».
En sus des agents de cette chambre, la présidence du Sénat est montée au créneau en publiant un communiqué quant aux spéculations sur le budget de fonctionnement de l’institution. En lieu et place des 7 milliards, la présidence précise que depuis sa création en 2007, le budget du Sénat s’élève, en moyenne, à 4 milliards F Cfa. Par ailleurs, El hadj Omar Ndiaye, porte-parole du syndicat national des travailleurs sollicite une rencontre avec le chef de l’Etat, ainsi qu’avec le ministre chargé des relations avec les institutions pour, dit-il, trouver une solution pour ces agents du Senat. Il souhaite, toutefois, que les agents soient redéployés dans d’autres institutions.
Source : Sudonline
Hier, mercredi 29 août, tout était calme au Sénat. Trois agents de la sécurité, devant la porte de l’entrée principale discutent. L’accès n’a pas été du tout difficile, d’ailleurs, nous n’avons pas été soumis au contrôle routinier. A notre arrivée, nous trouvons un homme, la trentaine sonnée, sur les escaliers : c’est un agent du Sénat. Expliquant l’objet de notre visite, l’homme au jean et chemise bleus, nous fait patienter, le temps d’aller chercher le chargé de Communication du président du Sénat. Quelques instants plus tard, dans la salle d’attente, un homme se présente. Il s’agit de Moussa Diakhaté.
Après présentation, le chargé de communication, nous conduit dans une salle où se trouvait le personnel. Si les discussions fusent de partout dans cette salle, il convient de noter que les agents du Sénat n’ont pas porté de gants pour marquer leur désaccord contre la décision du chef de l’Etat. Assane Sow, un agent du Senat affirme, sans ambages, que « le Président est incapable de gérer ce pays depuis son accession au pouvoir. La preuve, il a supprimé de nombreux ministères, ramenant le nombre à 25 ». Il ajoute : « En voulant régler le problème des inondations, le Président vient de créer d’autres inondés. Nous sommes victimes de ces mêmes inondations ». Le chef du personnel, El Hadj Omar Ndiaye embouche la même trompette et déclare : « si nous perdons notre travail, nous serons doublement victimes ».
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Source : Sudonline
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