Guillaume Soro a été surpris par l’accueil que les populations lui ont réservé depuis son arrivée dans la région de Gagnoa jeudi. Chez certains, comme Charlotte, à Gnaliepa, on note même une franche réticence : « Je ne suis pas d’accord... il faut qu’il libère les prisonniers » déclare-t-elle à RFI.
A Kpokrobo, le village de Charles Blé Goudé, le frère aîné avait mobilisé. Avant le passage de Guillaume Soro, une autre femme qui veut garder l’anonymat exprime son mécontentement : « C’est une autorité, c’est normal qu’on l’attende mais je ne suis pas contente de le recevoir parce qu’il n’y a pas de conciliation. Nous sommes obligés d’être là ! Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on l’attend ».
Tout au long de la journée, Guillaume Soro a souligné que « le pays bété n’est la propriété privée de personne » et il a répondu aux cadres qui lui ont demandé de limiter sa visite à la seule ville de Gagnoa. « Les gens veulent donner le sentiment que je me suis levé un matin et que j’ai décidé de venir humilier, narguer ou provoquer quelqu’un ou une population. Je ne suis pas venu pour ça. Je suis venu parce que la chefferie traditionnelle a insisté pour que je vienne».
Au cœur du pays bété, Guillaume Soro a martelé que c’est lui qui a sauvé Laurent Gbagbo d’une élimination physique certaine le 11 avril 2011, le jour de sa chute.
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