C’est un commentaire sur Facebook de l’étudiant infirmier qui est à l’origine de l’affaire. Sur le réseau social, il a publié : « Si la mère de Dramane avait avorté, Dieu allait lui pardonner, elle aurait sauvé l’Afrique ».
Une allusion au président Alassane Ouattara qui a été aussitôt signalée. Et le 11 juillet, la police chargée de la lutte contre la cybercriminalité a interpellé le mis en cause pour « avoir tenu des propos outrageants » via un système d'information. Une infraction passible de cinq ans d'emprisonnement.
Le jeune homme a reconnu les faits et a écopé de 3 ans de prison ferme.
Une peine justifiée par la loi, pour le juriste Ange Uriel Kouassi, consultant en droit du numérique, qui estime « qu’Internet n’est pas une zone de non-droit ». Et d’ajouter : « Internet est régulé (...) Nous devons éviter de dire sur les réseaux sociaux ce que nous ne dirons pas en face d’une autorité. Il ne faut se mettre sous le couvert de la liberté d’expression pour injurier une personne (...) pour émettre des opinions diffamatoires ».
Pour Drissa Bamba, du mouvement ivoirien des droits humains, les propos tombent sous le coup de la loi mais pour lui, l’affaire arrive dans un climat de crispation à trois mois de la présidentielle. « Cela nous laisse perplexes. Est-ce que ce ne sont pas des signaux qu’on donne à ceux qui voudraient s’exprimer librement pour dire autre chose que le pouvoir en place pour leur dire "faites attention ! si vous ne savez pas tenir votre langue, vous allez vous retrouver derrière les barreaux" ? », s’interroge-t-il.
En attendant, les avocats du stagiaire infirmier ont annoncé vouloir faire appel, selon la presse ivoirienne.
Une allusion au président Alassane Ouattara qui a été aussitôt signalée. Et le 11 juillet, la police chargée de la lutte contre la cybercriminalité a interpellé le mis en cause pour « avoir tenu des propos outrageants » via un système d'information. Une infraction passible de cinq ans d'emprisonnement.
Le jeune homme a reconnu les faits et a écopé de 3 ans de prison ferme.
Une peine justifiée par la loi, pour le juriste Ange Uriel Kouassi, consultant en droit du numérique, qui estime « qu’Internet n’est pas une zone de non-droit ». Et d’ajouter : « Internet est régulé (...) Nous devons éviter de dire sur les réseaux sociaux ce que nous ne dirons pas en face d’une autorité. Il ne faut se mettre sous le couvert de la liberté d’expression pour injurier une personne (...) pour émettre des opinions diffamatoires ».
Pour Drissa Bamba, du mouvement ivoirien des droits humains, les propos tombent sous le coup de la loi mais pour lui, l’affaire arrive dans un climat de crispation à trois mois de la présidentielle. « Cela nous laisse perplexes. Est-ce que ce ne sont pas des signaux qu’on donne à ceux qui voudraient s’exprimer librement pour dire autre chose que le pouvoir en place pour leur dire "faites attention ! si vous ne savez pas tenir votre langue, vous allez vous retrouver derrière les barreaux" ? », s’interroge-t-il.
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