Et la séquence diplomatique n’est pas close : d’autres parties ont également été approchées par l’Angola. Cette dernière veut ainsi revenir au centre du jeu diplomatique dans la crise congolaise. Selon plusieurs sources, Luanda a multiplié ces dernières semaines les contacts avec presque toutes les parties prenantes dans la crise congolaise. Discrètement, la présidence angolaise a reçu l’ancien président congolais Joseph Kabila (2001-2019). La rencontre a eu lieu fin-décembre, selon des proches de l’ancien chef de l’État de RDC.
Quelques jours plus tard, une autre délégation issue de l’entourage de Joseph Kabila a également été reçue à Luanda. Au cœur des échanges : la relance d’un processus politique plus large. Le camp Kabila a notamment mis sur la table la question de la condamnation à mort pour « crimes de guerre » et « trahison » de l’ancien président, considérée comme un verrou à tout dialogue.
Des contacts avec l'AFC/M23, des Églises congolaises, le Qatar...
Dans le même temps, la diplomatie angolaise a pris contact avec le groupe politico-militaire AFC/M23. Des questions ont été soulevées. Le coordonnateur de l’AFC, Corneille Nangaa, a adressé une lettre au président João Lourenço, demandant des clarifications sur la nature de l’initiative angolaise : s’agit-il d’un nouveau processus ? Et quel avenir pour le processus de Doha ?
Luanda a également échangé avec les évêques catholiques et les pasteurs protestants engagés dans une démarche de dialogue national en RDC. Une rencontre est annoncée cette semaine.
Enfin, l’Angola a pris langue avec Doha, afin de rassurer le Qatar sur le sens et la portée de sa démarche.
L'est de la RDC, frontalier du Rwanda et riche en ressources naturelles, est en proie à des violences récurrentes depuis plus de 30 ans. La situation s'est aggravée depuis 2021 avec la résurgence du M23. Après s'être emparé début 2025 de Goma et Bukavu, deux grandes villes de l'est congolais et respectivement capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ce groupe armé avait lancé en décembre une nouvelle offensive au Sud-Kivu et avait pris le contrôle le 10 décembre d'Uvira, ainsi que de zones longeant la frontière terrestre entre la RDC et le Burundi. Et ce alors que la RDC et le Rwanda venaient de signer à Washington un accord de paix sous l'égide du président américain Donald Trump.
Parallèlement au processus de Washington entre RDC et Rwanda, Kinshasa et le M23 avaient engagé des négociations séparées à Doha, au Qatar, qui ont abouti en juillet à une déclaration conjointe les engageant à un cessez-le-feu, mais qui n'a eu que peu d’effets sur le terrain où les combats ont continué. Les deux camps s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.
Quelques jours plus tard, une autre délégation issue de l’entourage de Joseph Kabila a également été reçue à Luanda. Au cœur des échanges : la relance d’un processus politique plus large. Le camp Kabila a notamment mis sur la table la question de la condamnation à mort pour « crimes de guerre » et « trahison » de l’ancien président, considérée comme un verrou à tout dialogue.
Des contacts avec l'AFC/M23, des Églises congolaises, le Qatar...
Dans le même temps, la diplomatie angolaise a pris contact avec le groupe politico-militaire AFC/M23. Des questions ont été soulevées. Le coordonnateur de l’AFC, Corneille Nangaa, a adressé une lettre au président João Lourenço, demandant des clarifications sur la nature de l’initiative angolaise : s’agit-il d’un nouveau processus ? Et quel avenir pour le processus de Doha ?
Luanda a également échangé avec les évêques catholiques et les pasteurs protestants engagés dans une démarche de dialogue national en RDC. Une rencontre est annoncée cette semaine.
Enfin, l’Angola a pris langue avec Doha, afin de rassurer le Qatar sur le sens et la portée de sa démarche.
L'est de la RDC, frontalier du Rwanda et riche en ressources naturelles, est en proie à des violences récurrentes depuis plus de 30 ans. La situation s'est aggravée depuis 2021 avec la résurgence du M23. Après s'être emparé début 2025 de Goma et Bukavu, deux grandes villes de l'est congolais et respectivement capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ce groupe armé avait lancé en décembre une nouvelle offensive au Sud-Kivu et avait pris le contrôle le 10 décembre d'Uvira, ainsi que de zones longeant la frontière terrestre entre la RDC et le Burundi. Et ce alors que la RDC et le Rwanda venaient de signer à Washington un accord de paix sous l'égide du président américain Donald Trump.
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