Les chiffres ne disent pas tout, mais ils évoquent l’essentiel qui force le respect. Dans le cas d’Idrissa Gana Gueye, ils « comptent » l’histoire du Lion aux 131 sélections depuis le quart de finale contre le Mali. Du joueur aux 450 minutes, sans aucun carton jaune, le seul joueur de champ (avec Krépin Diatta) à avoir disputé l’intégralité des cinq matchs du Sénégal. Et de l’homme aux six Coupes d’Afrique des nations désormais. Une longévité à défier le temps pour un joueur qui aura 37 ans cette année.
Un des meilleurs sénégalais depuis le début de la CAN, parmi les premiers noms cochés par Pape Thiaw sur sa feuille de match, Idrissa Gueye est bluffant de régularité dans ses performances physiques, d’intelligence dans le jeu et de sérénité dans les moments chauds. Il ne lui reste qu'un but dans cette CAN pour apposer le tampon « parfait » sur son tournoi.
« Je n’ai absolument rien changé »
Son secret ? La simplicité et la foi, jure-t-il. « Je n’ai absolument rien changé, c’est toujours les mêmes routines depuis que j’ai commencé ma carrière. C’est Allah qui m’a mis là aujourd’hui et qui me donne la santé », confie Idrissa Gueye avec humilité.
Mais derrière cette apparente facilité se cache, diront ceux qui le connaissent, un travailleur acharné, un modèle chambreur, dont l’expérience rassure les plus jeunes.
« On est là pour apporter notre expérience à cette équipe, à ces jeunes qui, pour eux, c’est leur première, leur deuxième CAN. Que ce soit sur le terrain et autour du terrain, pour qu’ils aient cette sérénité qu’on doit avoir tout le temps », explique-t-il, sur son rôle de grand frère et de guide.
Pour Pape Gueye, son jeune binôme au milieu, la présence de Gana est un luxe: « C’est un plaisir d’avoir Gana dans cette équipe que ce soit sur le terrain ou en dehors. Il a énormément d’expérience. À chaque fois qu’il parle, on doit l’écouter. Il a joué beaucoup de compétitions et de grands matchs dans sa carrière, et cela nous apporte beaucoup de sérénité. Il a 36 ans, mais on dirait qu’il en a 20. C’est plus facile de jouer à ses côtés, car il anticipe le jeu et sait comment les matchs vont se dérouler. »
Remonter le fil de la carrière de Gana Gueye, c’est retrouver les traces d’un gamin ordinaire de Dakar, devenu l’un des plus grands joueurs de l’histoire du foot sénégalais. Le 11 novembre 2011, il honore, en match amical, sa première cape contre la Guinée dans la fraîcheur de Mantes-la-Ville (France), mais ne sera pas retenu plus tard par Amara Traoré, alors sélectionneur, pour la CAN 2012. Mais pour les connaisseurs, la graine est semée : Gana va revenir, plus fort. Car douze ans plus tard, il entre dans la légende en devenant le premier Sénégalais à atteindre la barre des 100 sélections.
Ses performances pendant cette Coupe d’Afrique n’étonnent guère Boubacar Gadiaga, l’entraîneur qui l’a lancé à Diambars et en avait fait son capitaine alors que « Idy » était encore adolescent. « Aujourd’hui, sur tous les plans, il est beaucoup plus fort qu’avant parce qu’il sait ce qu’il a à faire, ce qu’il doit faire, et il connaît son corps. Le summum de son expérience et de sa maturité est vraiment arrivé au bon moment pour cette CAN. Ce qui me bluffe, c’est sa santé, mais quand on a une vie saine comme lui, on peut jouer encore des années à l’image de Cristiano Ronaldo (40 ans) ou Messi (38 ans). »
« Il n’était pas le plus doué »
Le professionnalisme et cette volonté de bien faire les choses, Gana, issu d’une « famille qui l’a bien structurée », selon Gadiaga, les a toujours eus en lui. Au centre Diambars, le jeune Idy était appliqué, soigné, discipliné. « Tout était propre, bien rangé. Les habits étaient bien pliés et Idy était quelqu’un de très soigné et qui aimait les parfums », sourit Boubacar Gadiaga. Pas étonnant pour quelqu’un qui, sur le terrain, aime construire, poser le jeu, et nettoyer les abords de sa surface s’il le faut.
Le tout porté par un mental qui frappait les esprits dès les premières années de formation : « Il n’était pas le plus doué, certains pouvaient même douter de son avenir dans le foot parce qu’il était petit à l’époque, mais il s’est accroché, il a mis du cœur dans ce qu’il faisait, et a montré qu’il en voulait plus que les autres », témoigne Mor Ndiaye, son coach à 14 ans.
Il n’a pas changé avec le temps. Capitaine naturel, sans le brassard, leader respecté, l’ancien joueur du PSG est plus que jamais un des guides du Sénégal qui rêve d’une deuxième étoile. À deux marches de la Coupe, les Lions peuvent se ranger derrière ce guide, infatigable et inspirant.
Un des meilleurs sénégalais depuis le début de la CAN, parmi les premiers noms cochés par Pape Thiaw sur sa feuille de match, Idrissa Gueye est bluffant de régularité dans ses performances physiques, d’intelligence dans le jeu et de sérénité dans les moments chauds. Il ne lui reste qu'un but dans cette CAN pour apposer le tampon « parfait » sur son tournoi.
« Je n’ai absolument rien changé »
Son secret ? La simplicité et la foi, jure-t-il. « Je n’ai absolument rien changé, c’est toujours les mêmes routines depuis que j’ai commencé ma carrière. C’est Allah qui m’a mis là aujourd’hui et qui me donne la santé », confie Idrissa Gueye avec humilité.
Mais derrière cette apparente facilité se cache, diront ceux qui le connaissent, un travailleur acharné, un modèle chambreur, dont l’expérience rassure les plus jeunes.
« On est là pour apporter notre expérience à cette équipe, à ces jeunes qui, pour eux, c’est leur première, leur deuxième CAN. Que ce soit sur le terrain et autour du terrain, pour qu’ils aient cette sérénité qu’on doit avoir tout le temps », explique-t-il, sur son rôle de grand frère et de guide.
Pour Pape Gueye, son jeune binôme au milieu, la présence de Gana est un luxe: « C’est un plaisir d’avoir Gana dans cette équipe que ce soit sur le terrain ou en dehors. Il a énormément d’expérience. À chaque fois qu’il parle, on doit l’écouter. Il a joué beaucoup de compétitions et de grands matchs dans sa carrière, et cela nous apporte beaucoup de sérénité. Il a 36 ans, mais on dirait qu’il en a 20. C’est plus facile de jouer à ses côtés, car il anticipe le jeu et sait comment les matchs vont se dérouler. »
Remonter le fil de la carrière de Gana Gueye, c’est retrouver les traces d’un gamin ordinaire de Dakar, devenu l’un des plus grands joueurs de l’histoire du foot sénégalais. Le 11 novembre 2011, il honore, en match amical, sa première cape contre la Guinée dans la fraîcheur de Mantes-la-Ville (France), mais ne sera pas retenu plus tard par Amara Traoré, alors sélectionneur, pour la CAN 2012. Mais pour les connaisseurs, la graine est semée : Gana va revenir, plus fort. Car douze ans plus tard, il entre dans la légende en devenant le premier Sénégalais à atteindre la barre des 100 sélections.
Ses performances pendant cette Coupe d’Afrique n’étonnent guère Boubacar Gadiaga, l’entraîneur qui l’a lancé à Diambars et en avait fait son capitaine alors que « Idy » était encore adolescent. « Aujourd’hui, sur tous les plans, il est beaucoup plus fort qu’avant parce qu’il sait ce qu’il a à faire, ce qu’il doit faire, et il connaît son corps. Le summum de son expérience et de sa maturité est vraiment arrivé au bon moment pour cette CAN. Ce qui me bluffe, c’est sa santé, mais quand on a une vie saine comme lui, on peut jouer encore des années à l’image de Cristiano Ronaldo (40 ans) ou Messi (38 ans). »
« Il n’était pas le plus doué »
Le professionnalisme et cette volonté de bien faire les choses, Gana, issu d’une « famille qui l’a bien structurée », selon Gadiaga, les a toujours eus en lui. Au centre Diambars, le jeune Idy était appliqué, soigné, discipliné. « Tout était propre, bien rangé. Les habits étaient bien pliés et Idy était quelqu’un de très soigné et qui aimait les parfums », sourit Boubacar Gadiaga. Pas étonnant pour quelqu’un qui, sur le terrain, aime construire, poser le jeu, et nettoyer les abords de sa surface s’il le faut.
Le tout porté par un mental qui frappait les esprits dès les premières années de formation : « Il n’était pas le plus doué, certains pouvaient même douter de son avenir dans le foot parce qu’il était petit à l’époque, mais il s’est accroché, il a mis du cœur dans ce qu’il faisait, et a montré qu’il en voulait plus que les autres », témoigne Mor Ndiaye, son coach à 14 ans.
Il n’a pas changé avec le temps. Capitaine naturel, sans le brassard, leader respecté, l’ancien joueur du PSG est plus que jamais un des guides du Sénégal qui rêve d’une deuxième étoile. À deux marches de la Coupe, les Lions peuvent se ranger derrière ce guide, infatigable et inspirant.
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