En Côte d’Ivoire, le secteur du cacao est toujours sous le choc de l’annonce faite mercredi 4 mars de la baisse drastique du prix du cacao : 1 200 francs FCFA, soit une baisse de plus de 57 % par rapport à la campagne principale, qui avait atteint le prix record de 2 800 francs FCFA le kilo. Les autorités ivoiriennes ont justifié cette mesure par l’adaptation à la chute des cours mondiaux. Un argument également utilisé, le mois dernier, par son voisin ghanéen, pour justifier lui aussi une baisse des prix producteurs, mais seulement de 30 %. Pourquoi une telle différence d’ajustement entre les deux plus gros producteurs mondiaux de cacao ?
La baisse moins importante du prix producteur du cacao au Ghana ne serait pas tant liée à une meilleure adaptation que son voisin ivoirien, mais plus aux différences structurelles du secteur du cacao dans chaque pays. C’est en tout cas l’analyse de Bright Simons, vice-président honoraire du think tank ghanéen Imani. « Bien que les deux pays aient une forte population de petits producteurs, la Côte d’Ivoire dispose de plus d’acteurs commerciaux dans le secteur qui peuvent donc faire preuve de plus de résilience. Également, le secteur ivoirien du cacao a traditionnellement toujours été plus axé sur le marché que celui de son voisin et a donc ajusté ses prix plus rapidement », explique-t-il.
Lorsqu’il baisse son prix producteur, le Ghana doit également prendre en compte la fragilité de sa filière cacao face au fléau de l’orpaillage illégal. « Le problème que nous avons avec l’orpaillage illégal lorsqu’il s’agit du cacao, c’est que si l’on ne paie pas le juste prix aux producteurs, ces derniers risquent d’abandonner leurs terres pour s’adonner à l’orpaillage illégal », ajoute Bright Simons.
Le Ghana se verrait donc dans l’obligation de bien plus subventionner ses producteurs que son voisin ivoirien. Une stratégie qui dépend fortement de ses réserves aurifères, le Ghana étant le premier producteur d’or du continent africain.
La baisse moins importante du prix producteur du cacao au Ghana ne serait pas tant liée à une meilleure adaptation que son voisin ivoirien, mais plus aux différences structurelles du secteur du cacao dans chaque pays. C’est en tout cas l’analyse de Bright Simons, vice-président honoraire du think tank ghanéen Imani. « Bien que les deux pays aient une forte population de petits producteurs, la Côte d’Ivoire dispose de plus d’acteurs commerciaux dans le secteur qui peuvent donc faire preuve de plus de résilience. Également, le secteur ivoirien du cacao a traditionnellement toujours été plus axé sur le marché que celui de son voisin et a donc ajusté ses prix plus rapidement », explique-t-il.
Lorsqu’il baisse son prix producteur, le Ghana doit également prendre en compte la fragilité de sa filière cacao face au fléau de l’orpaillage illégal. « Le problème que nous avons avec l’orpaillage illégal lorsqu’il s’agit du cacao, c’est que si l’on ne paie pas le juste prix aux producteurs, ces derniers risquent d’abandonner leurs terres pour s’adonner à l’orpaillage illégal », ajoute Bright Simons.
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