Dans la nuit de mercredi à jeudi 5 mars, un communiqué officiel du Premier ministre a annoncé la réception de la lettre de démission du ministre d'État et ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle. La lettre a été transmise au président de la République, précise le même communiqué. Aucune précision officielle n’a encore été faite sur les raisons de cette démission, mais c’est l’annulation d’un projet porté par le désormais ex-ministre qui serait à l’origine de son départ.
Depuis sa prise de fonction, Tom Erdimi souhaitait réformer l’enseignement supérieur tchadien. En juillet 2025, un décret était signé pour mettre en place la décentralisation du Centre national des œuvres universitaires, le Cenou, chargé d’aider les étudiants pour la santé, le logement, ou encore l’alimentation, ce qui est aujourd’hui géré depuis la capitale.
La réforme, déjà bien amorcée et portée par Tom Erdimi prévoyait d’inclure les commerçants de chaque région du pays dans ce processus. Selon une source proche de la présidence, ce projet de décentralisation a été annulé il y a quelques jours par le cabinet du chef de l'État. C’est ce qui explique, selon cette même source, la démission de Tom Erdimi.
Ministre d'État depuis octobre 2022, un mois après son retour d'Égypte où il était exilé puis emprisonné, Tom Erdimi avait rejoint le gouvernement de transition de Mahamat Idriss Déby à l'issue du processus de Doha. Connu pour son passé de chef rebelle, il est le cofondateur de l’Union des forces de la résistance. L’UFR est l’un des principaux groupes rebelles tchadiens de ces dernières années, repoussé avec l’aide de l’armée française lors de leur attaque en 2019.
Depuis sa prise de fonction, Tom Erdimi souhaitait réformer l’enseignement supérieur tchadien. En juillet 2025, un décret était signé pour mettre en place la décentralisation du Centre national des œuvres universitaires, le Cenou, chargé d’aider les étudiants pour la santé, le logement, ou encore l’alimentation, ce qui est aujourd’hui géré depuis la capitale.
La réforme, déjà bien amorcée et portée par Tom Erdimi prévoyait d’inclure les commerçants de chaque région du pays dans ce processus. Selon une source proche de la présidence, ce projet de décentralisation a été annulé il y a quelques jours par le cabinet du chef de l'État. C’est ce qui explique, selon cette même source, la démission de Tom Erdimi.
Ministre d'État depuis octobre 2022, un mois après son retour d'Égypte où il était exilé puis emprisonné, Tom Erdimi avait rejoint le gouvernement de transition de Mahamat Idriss Déby à l'issue du processus de Doha. Connu pour son passé de chef rebelle, il est le cofondateur de l’Union des forces de la résistance. L’UFR est l’un des principaux groupes rebelles tchadiens de ces dernières années, repoussé avec l’aide de l’armée française lors de leur attaque en 2019.
Autres articles
-
Crise du cacao: comment le Ghana tente de gérer l'effondrement des cours mondiaux
-
Nigeria: l’ex-gouverneur de l'État de Kaduna refuse de répondre à l'agence fédérale anticorruption
-
Côte d'Ivoire: la colère des planteurs de cacao face à la forte baisse du prix d'achat
-
Bénin: quinze militaires tués dans une attaque du Jnim contre une position militaire dans le nord du pays
-
Sécurité régionale : la CEDEAO et le Togo finalisent l'ouverture du Centre d'alerte précoce à Lomé





Crise du cacao: comment le Ghana tente de gérer l'effondrement des cours mondiaux


