Le sociologue et président du Think Tank "Legs Africa", Elimane Haby Kane, a invité ce dimanche les nouvelles autorités sénégalaises à ne "pas espérer sur les ressources naturelles" du pays pour sortir du "gouffre de la dette", au cours de l’émission "Objection", sur Sud fm.
Pour Elimane Kane, l’exploitation des ressources naturelles peut générer 250 milliards F Cfa, là où la dette publique se chiffre à environ 5.500 milliards Fcfa. "Les ressources naturelles ne sont pas si importantes en matière de revenus qu’elles nous apportent, alors qu’elles comportent énormément de risques, de problèmes. En l’état, sur la base du type de contrats que nous avons signés, elles ne permettent pas de tirer énormément de revenus pour financer ou équilibrer" les finances publiques, a-t-il expliqué.
Le sociologue a cependant rassuré que "l’annonce du gouvernement de nationaliser le gisement gazier Yakaar Teranga est intéressante et mérite réflexion", même s’il a conscience que "financer l’exploitation des ressources dans ce contexte où le Sénégal est très endetté avec peu de marges de manœuvres" peut paraitre compliqué. "Mais on veut savoir ce qu’il y a derrière, ce qui motive une telle décision parce que ce n’est pas une si mauvaise chose", a-t-il souhaité.
Elimane Haby Kane a enfin déploré l’absence d’une oreille attentive à son discours sur l’incapacité des ressources naturelles à "sauver" le Sénégal. "On avait averti très tôt, en disant: attention au discours sur les ressources naturelles, elles ne sont pas si importantes. (…) On le savait bien avant, parce que les modélisations ont été faites", a-t-il conclu.
Pour Elimane Kane, l’exploitation des ressources naturelles peut générer 250 milliards F Cfa, là où la dette publique se chiffre à environ 5.500 milliards Fcfa. "Les ressources naturelles ne sont pas si importantes en matière de revenus qu’elles nous apportent, alors qu’elles comportent énormément de risques, de problèmes. En l’état, sur la base du type de contrats que nous avons signés, elles ne permettent pas de tirer énormément de revenus pour financer ou équilibrer" les finances publiques, a-t-il expliqué.
Le sociologue a cependant rassuré que "l’annonce du gouvernement de nationaliser le gisement gazier Yakaar Teranga est intéressante et mérite réflexion", même s’il a conscience que "financer l’exploitation des ressources dans ce contexte où le Sénégal est très endetté avec peu de marges de manœuvres" peut paraitre compliqué. "Mais on veut savoir ce qu’il y a derrière, ce qui motive une telle décision parce que ce n’est pas une si mauvaise chose", a-t-il souhaité.
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