C'est une déclaration offensive que le député de Pastef (majorité), Guy Marius Sagna, a livrée ce mardi 08 septembre à l'Assemblée nationale du Sénégal, lors de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Al Aminou Lô. Le parlementaire a d'abord ciblé directement l'ancien chef de l'Etat, Macky Sall. Pour Guy Marius Sagna, le discours du Premier ministre passe sous silence la responsabilité première de l'ancien régime dans la situation du pays.
«Vous parlez de dettes, vous ne parlez pas du premier responsable, Macky Sall ! Macky Sall ! Que vous avez soutenu, dont vous avez soutenu la candidature à l'ONU», a-t-il lancé dans l'hémicycle, avant d'ajouter : «Je vous annonce que dans pas longtemps, une proposition de mise en accusation sera déposée à nouveau contre Macky Sall». Selon lui, l'ancien président à une grande part de responsabilité de la mort de 65 personnes lors des évènements politiques survenus entre 2021 et 2024.
Le second volet de son intervention a porté sur la question économique et le partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI). Le député accuse le gouvernement d'avoir engagé le pays sans passer par la représentation nationale.
«Monsieur le Premier ministre, vous avez signé un accord avec le FMI sans venir ici. L'article 96 de la Constitution dit exactement ceci : 'Les accords qui engagent les finances de l'État ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi'. Autrement dit, vous avez donné la voix du Sénégal, l'accord du Sénégal au FMI sans pour autant discuter d'abord avec l'Assemblée nationale», a-t-il dénoncé.
«Pastef n'a jamais prôné l’autarcie»
Guy Marius Sagna a opposé deux approches économiques. D'un côté, ce qu'il a qualifié de "Sonko Formula" ou "Pastef Formula" : "pendant 2 ans, pas de hausse, beaucoup de baisses, pas de restructuration, pas d'ajustement structurel, pas de soumission à l'impérialisme, pas de soumission au FMI."
De l'autre, la nouvelle orientation qu'il nomme la "Diomaye Formula" : «Depuis que Sonko est parti, depuis que Pastef a quitté le gouvernement, ce sont des hausses de prix à la pelle et les populations sont fatiguées».
Pour le député, il ne s'agit plus «d'un Sénégal souverain, mais d'un Sénégal soumis. Un Sénégal soumis au contrôle du FMI». Il a ajouté : «Il y a des moments où je croyais non pas être en face du Premier ministre du Sénégal, mais du président du conseil d'administration des institutions du FMI, tellement je vous ai entendu dire du bien sur le FMI (...) qui n'a jamais développé un pays».
Défendant la ligne de son parti, il a conclu : «Pastef n'a jamais prôné l’autarcie (...) Pastef est contre une économie extravertie. Pastef est contre l'extraversion, Pastef est contre recevoir des diktats de Bretton Woods ou de Paris».
«Vous parlez de dettes, vous ne parlez pas du premier responsable, Macky Sall ! Macky Sall ! Que vous avez soutenu, dont vous avez soutenu la candidature à l'ONU», a-t-il lancé dans l'hémicycle, avant d'ajouter : «Je vous annonce que dans pas longtemps, une proposition de mise en accusation sera déposée à nouveau contre Macky Sall». Selon lui, l'ancien président à une grande part de responsabilité de la mort de 65 personnes lors des évènements politiques survenus entre 2021 et 2024.
Le second volet de son intervention a porté sur la question économique et le partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI). Le député accuse le gouvernement d'avoir engagé le pays sans passer par la représentation nationale.
«Monsieur le Premier ministre, vous avez signé un accord avec le FMI sans venir ici. L'article 96 de la Constitution dit exactement ceci : 'Les accords qui engagent les finances de l'État ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi'. Autrement dit, vous avez donné la voix du Sénégal, l'accord du Sénégal au FMI sans pour autant discuter d'abord avec l'Assemblée nationale», a-t-il dénoncé.
«Pastef n'a jamais prôné l’autarcie»
Guy Marius Sagna a opposé deux approches économiques. D'un côté, ce qu'il a qualifié de "Sonko Formula" ou "Pastef Formula" : "pendant 2 ans, pas de hausse, beaucoup de baisses, pas de restructuration, pas d'ajustement structurel, pas de soumission à l'impérialisme, pas de soumission au FMI."
De l'autre, la nouvelle orientation qu'il nomme la "Diomaye Formula" : «Depuis que Sonko est parti, depuis que Pastef a quitté le gouvernement, ce sont des hausses de prix à la pelle et les populations sont fatiguées».
Pour le député, il ne s'agit plus «d'un Sénégal souverain, mais d'un Sénégal soumis. Un Sénégal soumis au contrôle du FMI». Il a ajouté : «Il y a des moments où je croyais non pas être en face du Premier ministre du Sénégal, mais du président du conseil d'administration des institutions du FMI, tellement je vous ai entendu dire du bien sur le FMI (...) qui n'a jamais développé un pays».
Défendant la ligne de son parti, il a conclu : «Pastef n'a jamais prôné l’autarcie (...) Pastef est contre une économie extravertie. Pastef est contre l'extraversion, Pastef est contre recevoir des diktats de Bretton Woods ou de Paris».
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