La salle néonatalogie de l’Hôpital Maguette Lo de Linguère (ville du Sénégal située au nord-est de Dakar) a été le théâtre d’un violent incendie, week end dernier. Le sinistre a causé la mort de quatre (4) nouveau-nés, conduisant ainsi deux autres en réanimation. L’ancien ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, maire de ladite localité avait déclaré dès les premières heures que le feu avait pour origine un court-circuit électrique qui serait parti d’un climatiseur et qu’une enquête a été ouverte sur l’origine de cette catastrophe. Mais selon le Secrétaire général du syndicat des travailleurs de la santé et de l’action sociale, Mballo Dia Thiam, l’incendie serait plutôt causé par « une table chauffante». Prétexte pour PressAfrik de s’interroger sur la disponibilité des unités de secours dans les établissements de santé et la formation du personnel en cas d’incendie et de catastrophe.
Mais, malheureusement, il s’avère qu’à Dakar seuls deux hôpitaux assurent la maintenance de leurs matériels de secours d'incendie et de catastrophe. Pire, il existe des centres de santé qui ne disposent même pas d’extincteur. La révélation est du manager général de la prévention incendie, panique et explosion Amadou Kanar Diop par ailleurs, officier supérieur retraité de Sapeurs-pompiers.
« Si le personnel n’est pas formé et les moyens n’existent pas, la catastrophe est faite. Pour vous dire que cet incendie de Linguère était prévisible. Parce qu’avant cela, il y a le centre de santé de Gaspard Camara, le 23 septembre passé. Et quand on voyait les images de l’évacuation il n’y avait aucun extincteur fonctionnel sur place. Et vous faites le tour des établissements du Santé rare, sont les structures de santé qui ont du matériel de secours à jour. Et si on prend l’exemple de Dakar à part les Hôpitaux de Fann et de Dantec, je ne vois pas un autre Hôpital qui a des moyens de secours dont la maintenance est régulière », a révélé l’expert en sécurité civile, en réduction des risques et des catastrophes joint par PressAfrik.
Poursuivant monsieur Amadou Kanar Diop souligne, «et pourtant, dans tous les établissements hospitaliers, la réglementation impose quand même un équipement adéquat et une formation des acteurs. Mais cela ne semble pas être le cas au Sénégal ». Et si c’était effectif «cela permettrait de prévenir les risques d’incendies, le développement et à la propagation d’un incendie, d’assurer la sécurité des occupants et faciliter l’intervention des services de secours. Mais comme tel n’est pas le cas dans les établissements de santé, de tel incident risque de se reproduire. Surtout que les certains Hôpitaux ne respectent pas la réglementation. Et qu’au niveau de la Direction de la Protection Civile les textes ne prévoient pas de sanctions.
« Dans les textes de la protection Civile, la sanction n’est pas prévue. Ils produisent des rapports pour attirer l’attention des autorités et leurs demandent de prendre des mesures. Mais la protection civile en tant que telle ne peut pas prendre certaines mesures. Maintenant c’est aux autorités de le faire. On attend toujours des gages pour voir ce qui se passe et après y a pas de suivi. J’ai l’habitude de dire dans mes textes que la catastrophe n’est pas une fatalité, il faut la prévenir, s'y préparer pour l’éviter. Ça c’est son slogan de guerre », a-t-il suggéré, avant de souligner qu'il avoir des sanctions administratives (du côté du ministère de la Santé) ou pénale (ministère de la Justice).
Concluant Amadou Kanar Diop déplore qu’au Sénégal, on privilégie la sécurité hygiénique pour éviter les contaminations et la sureté c’est-à-dire mettre des agents de sécurité pour la malveillance. « Mais il faut aussi penser à mettre en place la sécurité incendie. Et malheureusement, c’est le parent pauvre ».
La Direction de la Protection civile interpellée sur l’existence ou non de textes qui prévoient des sanctions en cas de non-respect de la réglementation, notre interlocuteur de faire la sourde oreille. Que nenni ! Aucune réponse n’est donnée à cette interpellation. Ce qui fait craindre le pire . Car aucun dispositif de suivi ou de sanction n'existe pour un sinistre dans les structures de santé. Ainsi donc, la mort de ces quatre nouveau-nés risque de passer par perte et profit.
Par contre, la Direction de la Protection civile a tenu a rappelé que « les établissements sanitaires de 1ére catégorie doivent disposer de sécurité d’incendie en permanence. Cette obligation fait l’objet de contrôle par les commissions compétentes de Protection civile.»
Mais, malheureusement, il s’avère qu’à Dakar seuls deux hôpitaux assurent la maintenance de leurs matériels de secours d'incendie et de catastrophe. Pire, il existe des centres de santé qui ne disposent même pas d’extincteur. La révélation est du manager général de la prévention incendie, panique et explosion Amadou Kanar Diop par ailleurs, officier supérieur retraité de Sapeurs-pompiers.
A part l’Hôpital de Fann et de Dantec je ne vois pas un autre Hôpital qui a des moyens de secours dont la maintenance est régulière, selon Amadou Kanar Diop
« Si le personnel n’est pas formé et les moyens n’existent pas, la catastrophe est faite. Pour vous dire que cet incendie de Linguère était prévisible. Parce qu’avant cela, il y a le centre de santé de Gaspard Camara, le 23 septembre passé. Et quand on voyait les images de l’évacuation il n’y avait aucun extincteur fonctionnel sur place. Et vous faites le tour des établissements du Santé rare, sont les structures de santé qui ont du matériel de secours à jour. Et si on prend l’exemple de Dakar à part les Hôpitaux de Fann et de Dantec, je ne vois pas un autre Hôpital qui a des moyens de secours dont la maintenance est régulière », a révélé l’expert en sécurité civile, en réduction des risques et des catastrophes joint par PressAfrik.
Poursuivant monsieur Amadou Kanar Diop souligne, «et pourtant, dans tous les établissements hospitaliers, la réglementation impose quand même un équipement adéquat et une formation des acteurs. Mais cela ne semble pas être le cas au Sénégal ». Et si c’était effectif «cela permettrait de prévenir les risques d’incendies, le développement et à la propagation d’un incendie, d’assurer la sécurité des occupants et faciliter l’intervention des services de secours. Mais comme tel n’est pas le cas dans les établissements de santé, de tel incident risque de se reproduire. Surtout que les certains Hôpitaux ne respectent pas la réglementation. Et qu’au niveau de la Direction de la Protection Civile les textes ne prévoient pas de sanctions.
Les textes de la protection civile ne disposent pas de sanctions
« Dans les textes de la protection Civile, la sanction n’est pas prévue. Ils produisent des rapports pour attirer l’attention des autorités et leurs demandent de prendre des mesures. Mais la protection civile en tant que telle ne peut pas prendre certaines mesures. Maintenant c’est aux autorités de le faire. On attend toujours des gages pour voir ce qui se passe et après y a pas de suivi. J’ai l’habitude de dire dans mes textes que la catastrophe n’est pas une fatalité, il faut la prévenir, s'y préparer pour l’éviter. Ça c’est son slogan de guerre », a-t-il suggéré, avant de souligner qu'il avoir des sanctions administratives (du côté du ministère de la Santé) ou pénale (ministère de la Justice).
Concluant Amadou Kanar Diop déplore qu’au Sénégal, on privilégie la sécurité hygiénique pour éviter les contaminations et la sureté c’est-à-dire mettre des agents de sécurité pour la malveillance. « Mais il faut aussi penser à mettre en place la sécurité incendie. Et malheureusement, c’est le parent pauvre ».
La Direction de la Protection civile interpellée sur l’existence ou non de textes qui prévoient des sanctions en cas de non-respect de la réglementation, notre interlocuteur de faire la sourde oreille. Que nenni ! Aucune réponse n’est donnée à cette interpellation. Ce qui fait craindre le pire . Car aucun dispositif de suivi ou de sanction n'existe pour un sinistre dans les structures de santé. Ainsi donc, la mort de ces quatre nouveau-nés risque de passer par perte et profit.
Par contre, la Direction de la Protection civile a tenu a rappelé que « les établissements sanitaires de 1ére catégorie doivent disposer de sécurité d’incendie en permanence. Cette obligation fait l’objet de contrôle par les commissions compétentes de Protection civile.»
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