Une chronologie à la seconde près
Loin de la « cabale médiatique » exprimée par certains observateurs, les faits bruts offrent une lecture différente de l'incident. Contrairement aux affirmations circulant dans certains médias, l'interruption de la rencontre n'a été ni immédiate, ni définitive.L'examen des images de la rencontre permet d'établir un calendrier précis :
● 92’ : Ismaëla Sarr marque un but refusé par l’arbitre sans consultation de la VAR
● 97'55 : L'arbitre siffle le penalty après consultation de la VAR suite à un corner précédé par un potentiel hors-jeu
● 100'38 : Ce n'est que trois minutes plus tard, dans un climat de tension croissante en tribunes, que Pape Thiaw exige à ses joueurs de se rapprocher du bord de touche.
● 108'01 : Après moins de huit minutes d'échanges, le sélectionneur accepte la médiation de son attaquant vedette, Sadio Mané, et ordonne le retour au jeu.
● 114e minute : Le match va à son terme, sifflé par l'arbitre après l'échec du penalty de Brahim Diaz.
L'argument de l'abandon partiel
Un point juridique crucial pourrait peser en faveur de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) : l'équipe n'a jamais quitté le terrain dans son intégralité. Pendant qu'une partie de l'effectif regagnait momentanément les vestiaires, des cadres comme Sadio Mané et Idrissa Gana Gueye sont restés sur la pelouse, prouvant l'absence de volonté de déclarer forfait.Le précédent du Wydad Casablanca (2019)
Le camp sénégalais pourrait s'appuyer sur une jurisprudence marocaine pour assurer sa défense. Le 31 mai 2019, lors de la finale retour de la Ligue des Champions entre l'Espérance de Tunis et le Wydad Casablanca , le club marocain avait refusé de reprendre le jeu pendant plus d'une heure suite à un dysfonctionnement de la VAR.À l'époque, la Commission disciplinaire de la CAF avait tranché :
1. Le match n’a jamais été rejoué.
2. Le Wydad a été sanctionné d'une amende de 20 000 dollars pour abandon.
L'analyse : Si un refus de jouer d'une heure n'a entraîné qu'une amende financière, une interruption de moins de dix minutes pour le Sénégal ne saurait, en toute logique, conduire à une sanction sportive plus lourde (comme une défaite sur tapis vert ou une suspension).
Vers une contre-offensive de la FSF ?
Au-delà de la défense, le Sénégal pourrait passer à l'attaque. Des incidents graves ont été signalés lors de la rencontre : agressions physiques contre le portier Yehvann Diouf et violations répétées de la zone technique d'Edouard Mendy. La FSF est attendue sur le terrain du droit pour faire valoir ces manquements à la sécurité du côté marocain.
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