Pour l’industrie pharmaceutique, les brevets sont nécessaires car ils encouragent l’innovation. Mais pour Zain Rizvi, de l’organisation Public Citizen, cela peut mettre à risque les politiques de santé mondiales.
« Cela pourrait nous conduire à une situation similaire à celle de l’épidémie de VIH, où les prix étaient trop élevés, ou celle de l’épidémie de H1N1, où il n’y avait pas d’approvisionnement suffisant. Lorsqu’il y a un monopole, cela signifie qu’une compagnie peut en empêcher une autre de vendre des médicaments. Certaines entreprises qui pouvaient produire ces médicaments ne le faisaient pas, à cause de barrières artificielles que l’on a mis en place. »
Une quarantaine d’organisations réclament la mise à jour de la loi sud-africaine, plus que jamais nécessaire en temps de pandémie selon Tendai Mafuma, chercheuse pour le centre Section 27. « En 2018, l’Afrique du Sud a accordé plus de 2 400 brevets dans le domaine médical. En comparaison, entre 2003 et 2008, le Brésil en a accordé seulement 273. L’Afrique du Sud distribue trop facilement ces brevets. »
Umunyana Rugege, directrice de Section 27, va même plus loin : il faut aujourd’hui des mesures exceptionnelles. « Nous demandons à ce qu’il n’y ait pas de nouveaux brevets sur des découvertes liées au Covid-19. Ce serait bien sûr une mesure temporaire d’urgence. Et dans les cas où il existe déjà un brevet sur un traitement qui pourrait fonctionner, si la compagnie pharmaceutique ne veut pas coopérer avec le gouvernement, nous demandons à ce que des licences obligatoires soient automatiquement délivrées. »
Une centaine de chercheurs ont adressé ce mois-ci une lettre à Cyril Ramaphosa, pour réclamer la révision de la loi sud-africaine.
« Cela pourrait nous conduire à une situation similaire à celle de l’épidémie de VIH, où les prix étaient trop élevés, ou celle de l’épidémie de H1N1, où il n’y avait pas d’approvisionnement suffisant. Lorsqu’il y a un monopole, cela signifie qu’une compagnie peut en empêcher une autre de vendre des médicaments. Certaines entreprises qui pouvaient produire ces médicaments ne le faisaient pas, à cause de barrières artificielles que l’on a mis en place. »
Une quarantaine d’organisations réclament la mise à jour de la loi sud-africaine, plus que jamais nécessaire en temps de pandémie selon Tendai Mafuma, chercheuse pour le centre Section 27. « En 2018, l’Afrique du Sud a accordé plus de 2 400 brevets dans le domaine médical. En comparaison, entre 2003 et 2008, le Brésil en a accordé seulement 273. L’Afrique du Sud distribue trop facilement ces brevets. »
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