La prière vient tout de juste de s’achever au quartier Repos 2 de Ndjamena. À l’ombre d’un arbre, Muhammad, frigoriste, prend le thé avec des amis et se félicite de l’ouverture du dialogue national inclusif et souverain :
« Le dialogue avec les groupes politico-militaires, c'est une bonne chose, car sans eux, il ne peut y avoir de réconciliation qui permette d'aller de l'avant dans l'intérêt du Tchad. »
Une voisine surprend la discussion en sortant de son domicile. Pour elle, les dialogues se suivent et se ressemblent, sans jamais profiter au peuple tchadien : « Ce dialogue, ce n'est pas dans l'intérêt du peuple. Depuis 1979, on n'a que des problèmes. Eux et leurs enfants vivent dans le confort pendant que les Tchadiens souffrent dans la pauvreté. »
Que la France « change son agenda »
Beaucoup appellent également les réfractaires au dialogue à rejoindre la table des discussions. Mais d’autres, comme cet enseignant vacataire, souhaite aussi que la France, grand allié militaire du Tchad, révise sa coopération avec le pays : « s'il s'agit de discussions, moi j'aime discuter avec la France. Il faut que la France change son agenda. Combien de fois les Tchadiens se sont retrouvés, de dialogue en dialogue ? Rien n'a changé. Et tout ce qu'ils sont en train de faire, ce sont des conneries. Les vrais Tchadiens ne prennent pas ça en considération. »
Malgré ce dialogue jugé décisif par le président Mahamat Idriss Déby, le coeur des Tchadiens balance entre espérance et découragement.
« Le dialogue avec les groupes politico-militaires, c'est une bonne chose, car sans eux, il ne peut y avoir de réconciliation qui permette d'aller de l'avant dans l'intérêt du Tchad. »
Une voisine surprend la discussion en sortant de son domicile. Pour elle, les dialogues se suivent et se ressemblent, sans jamais profiter au peuple tchadien : « Ce dialogue, ce n'est pas dans l'intérêt du peuple. Depuis 1979, on n'a que des problèmes. Eux et leurs enfants vivent dans le confort pendant que les Tchadiens souffrent dans la pauvreté. »
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