Fallait-il mobiliser d’un seul coup l’intégralité de cette dette, alors qu’une partie des fonds n’est pas encore utilisée ? Un député du parti présidentiel met en garde contre un coût financier jugé prématuré.
Mais le ministère des Finances rejette fermement cette lecture : pour lui, un Eurobond inaugural obéit à une logique bien plus large que celle d’une simple ligne de crédit, c’est un actif stratégique pour l'économie d'un pays.
Le ministère des Finances assume le choix qui dénote « d’une ingénierie financière et d’une transparence historique » : selon lui, une première émission souveraine sur les marchés internationaux est avant tout un acte stratégique et souverain, car elle doit asseoir la crédibilité financière du pays, attirer des investisseurs et établir une référence pour le coût de la dette congolaise.
Mais derrière ce principe, les chiffres font débat. Sur les 1,25 milliard de dollars levés en avril, seuls 650 millions sont programmés pour être utilisés cette année. Et, à ce jour, 138 millions seulement auraient été effectivement dépensés dans des projets.
Le député du parti présidentiel Flory Mampaboli, du même parti que le ministre des finances Doudou Fwamba, estime que les 600 millions encore inutilisés font supporter à l’État des intérêts sans besoin immédiat.
Le ministre répond que les fonds non décaissés sont placés auprès des banques commerciales et génèrent des revenus qui réduisent ce coût de portage en attendant d’être dépensés dans d’autres projets l’an prochain. Autre argument : mobiliser immédiatement l’argent permettrait de se prémunir contre une remontée future des taux ou un accès plus difficile aux marchés.
Les fonds doivent notamment financer la route nationale numéro 4, des aéroports, une partie de la rocade de Kinshasa et des projets énergétiques : le gouvernement parle des « projets structurants et créateurs des externalités positives ».
Mais le ministère des Finances rejette fermement cette lecture : pour lui, un Eurobond inaugural obéit à une logique bien plus large que celle d’une simple ligne de crédit, c’est un actif stratégique pour l'économie d'un pays.
Le ministère des Finances assume le choix qui dénote « d’une ingénierie financière et d’une transparence historique » : selon lui, une première émission souveraine sur les marchés internationaux est avant tout un acte stratégique et souverain, car elle doit asseoir la crédibilité financière du pays, attirer des investisseurs et établir une référence pour le coût de la dette congolaise.
Mais derrière ce principe, les chiffres font débat. Sur les 1,25 milliard de dollars levés en avril, seuls 650 millions sont programmés pour être utilisés cette année. Et, à ce jour, 138 millions seulement auraient été effectivement dépensés dans des projets.
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