La situation actuelle du Sénégal interpelle profondément. Dans un régime constitutionnellement monocephale où le Président de la République est censé incarner l’unité et la direction de l’action publique, une forme de dyarchie semble s’être installée au sommet de l’État. L’inédite et préoccupante division de l’exécutif, marquée par une amère cohabitation, fragilise la lisibilité et l’efficacité de l’action gouvernementale.
Deux ans déjà après l’alternance et les promesses de rupture, le peuple sénégalais constate que les attentes légitimes en matière de justice sociale, de stabilité économique et de gouvernance responsable demeurent largement insatisfaites. Alors que les débats au sommet de l’État semblent davantage dictés par des logiques de pouvoir et des jeux politiciens que par le souci réel de répondre aux préoccupations des populations, le pays est secoué par des injustices flagrantes, un deux poids deux mesures grandissant et de l’impunité. Les tensions sociales explosent notamment avec les grèves des enseignants, les mobilisations syndicales, les mouvements estudiantins… et le peuple reste pris en otage. Le Sénégal ne peut plus se payer le luxe de violence partisane aux conséquences mortelles sur les citoyens.
Le leadership jeune, incarné par Pastef et d’autres forces émergentes, se trouve aujourd’hui compromis, traduisant un affaiblissement inquiétant de l’espoir de la population. Pendant ce temps, certains ministres, directeurs généraux et responsables étatiques, obnubilés par les ambitions électorales, continuent de multiplier slogans creux et gesticulations médiatiques au lieu de produire des résultats tangibles dans leurs structures. Le Sénégal n’a pas besoin de spectacles en différé; il exige du leadership, de la rigueur et des actes concrets.
Le comportement du tandem est un peu assimilable à celui de Tom et Jerry, dans une course incessante et vaine, tandis que des faucons tapis derrière profitent toujours de leurs rivalités féroces. Le Premier ministre se lamente et se vante , tandis que le Président de la République montre une incapacité à exercer la plénitude de ses fonctions : le grand absent dans les moments importants de prise de décisions. Cette dyarchie inédite et préoccupante fragilise l’État et détourne l’action publique de sa vocation première : servir le peuple; l’intérêt général.
À cela s’ajoute une XVe législature aux allures d’un fans club parlementaire. Des députés qui trahissent la noble fonction de représentants du peuple de par leur irresponsabilité et leur partisanerie systématique, digne d’une majorité mécanique soutenue par des milices virtuelles sur les réseaux sociaux. Cette posture institutionnelle affaiblit davantage la confiance des citoyens et rend l’État encore plus vulnérable face aux attentes légitimes de la population.
Le peuple sénégalais en a assez. Il est temps de mettre fin aux divisions et à la politique politicienne au sommet de l’État. L’intérêt national doit primer sur toute ambition personnelle ou partisane. La responsabilité, la rigueur et l’action publique efficace ne sont plus des options, elles sont une urgence.
Gouvernez ensemble et assumez ensemble !
Seydina Mouhamadou Malal DIALLO
Secrétaire Général du Collectif Noo Lank
Deux ans déjà après l’alternance et les promesses de rupture, le peuple sénégalais constate que les attentes légitimes en matière de justice sociale, de stabilité économique et de gouvernance responsable demeurent largement insatisfaites. Alors que les débats au sommet de l’État semblent davantage dictés par des logiques de pouvoir et des jeux politiciens que par le souci réel de répondre aux préoccupations des populations, le pays est secoué par des injustices flagrantes, un deux poids deux mesures grandissant et de l’impunité. Les tensions sociales explosent notamment avec les grèves des enseignants, les mobilisations syndicales, les mouvements estudiantins… et le peuple reste pris en otage. Le Sénégal ne peut plus se payer le luxe de violence partisane aux conséquences mortelles sur les citoyens.
Le leadership jeune, incarné par Pastef et d’autres forces émergentes, se trouve aujourd’hui compromis, traduisant un affaiblissement inquiétant de l’espoir de la population. Pendant ce temps, certains ministres, directeurs généraux et responsables étatiques, obnubilés par les ambitions électorales, continuent de multiplier slogans creux et gesticulations médiatiques au lieu de produire des résultats tangibles dans leurs structures. Le Sénégal n’a pas besoin de spectacles en différé; il exige du leadership, de la rigueur et des actes concrets.
Le comportement du tandem est un peu assimilable à celui de Tom et Jerry, dans une course incessante et vaine, tandis que des faucons tapis derrière profitent toujours de leurs rivalités féroces. Le Premier ministre se lamente et se vante , tandis que le Président de la République montre une incapacité à exercer la plénitude de ses fonctions : le grand absent dans les moments importants de prise de décisions. Cette dyarchie inédite et préoccupante fragilise l’État et détourne l’action publique de sa vocation première : servir le peuple; l’intérêt général.
À cela s’ajoute une XVe législature aux allures d’un fans club parlementaire. Des députés qui trahissent la noble fonction de représentants du peuple de par leur irresponsabilité et leur partisanerie systématique, digne d’une majorité mécanique soutenue par des milices virtuelles sur les réseaux sociaux. Cette posture institutionnelle affaiblit davantage la confiance des citoyens et rend l’État encore plus vulnérable face aux attentes légitimes de la population.
Le peuple sénégalais en a assez. Il est temps de mettre fin aux divisions et à la politique politicienne au sommet de l’État. L’intérêt national doit primer sur toute ambition personnelle ou partisane. La responsabilité, la rigueur et l’action publique efficace ne sont plus des options, elles sont une urgence.
Gouvernez ensemble et assumez ensemble !
Seydina Mouhamadou Malal DIALLO
Secrétaire Général du Collectif Noo Lank
Autres articles
-
Candidature de Macky Sall à l’ONU : entre procès d’intention et mémoire des institutions (Par Adama Aly PAM)
-
Attaque contre Babacar Ngom : CNP ,CIS et CNES, un patronat silencieux, incapable de faire bloc ?(Par Moustapha Mbaye technicien en bâtiment à Nice)
-
Jeunes et écrans : apprendre à habiter le numérique (Par Marie Barboza MENDY - Regards croisés d’une Franco-Sénégalaise)
-
"Voilà jusqu’où peut conduire l’irresponsabilité verbale : non à l’échec économique, mais à l’usure morale d’un bâtisseur national" (Par Abdoulaye Sylla )
-
18 ANS DE RESILIENCE ET D’ESPERANCE: BOCAR SAMBA DIEYE, LE LONG COMBAT D’UN HOMME POUR LA JUSTICE. ………………..





Candidature de Macky Sall à l’ONU : entre procès d’intention et mémoire des institutions (Par Adama Aly PAM)


