Les mots prononcés à l’Assemblée nationale contre Babacar Ngom n’ont pas seulement visé un homme mais, à travers lui, une certaine idée de la réussite entrepreneuriale sénégalaise : celle d’un self-made man, d’un capitaine d’industrie qui a bâti son parcours à la force du travail et de l’audace.
Mais au-delà des attaques elles-mêmes, c’est le silence qui choque.
Alors que l’un des acteurs majeurs du secteur privé national était publiquement pris à partie, ni le Conseil national du patronat, CNP, ni la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, CNES n’ont jugé nécessaire de réagir. Aucun communiqué, aucune déclaration.
Pas même un rappel de principe ou sur la contribution de Ngom sur l’essor du secteur privé et à l’économie nationale.
Dans d’autres corps organisés, la solidarité est une évidence. Les enseignants défendent leurs collègues lorsqu’ils sont mis en cause. Les médecins montent au créneau pour protéger l’image de leur profession. Les étudiants se mobilisent pour l’un des leurs.
Cette défense collective ne signifie pas l’aveuglement, elle traduit simplement la conscience d’appartenir à une communauté d’intérêts et de destin.
Hélas, cette affaire, seule la voix de Abdoulaye Sylla, député et chef d’entreprise, s’est élevée pour dénoncer ce qu’il considère comme une attaque injuste. Une réaction individuelle, courageuse sans doute, mais qui ne saurait remplacer une prise de position institutionnelle.
Car enfin, à quoi servent les organisations patronales si elles ne protègent pas moralement leurs membres lorsque ceux-ci sont publiquement mis en cause ? Leur mission se limite-t-elle aux négociations fiscales, aux concertations sociales et aux rencontres protocolaires ?
L’absence de solidarité envoie un signal préoccupant. Si un capitaine d’industrie peut être attaqué dans l’hémicycle sans réaction de ses pairs organisés, quel message est adressé aux investisseurs, aux PME, aux jeunes entrepreneurs ? Celui d’un patronat silencieux, incapable de faire bloc ?
Ce qui est sur est qu’une organisation qui ne protège pas ses membres dans l’adversité finit par ne plus justifier son existence.
Le CNP et la CNES devraient le savoir.
Mais au-delà des attaques elles-mêmes, c’est le silence qui choque.
Alors que l’un des acteurs majeurs du secteur privé national était publiquement pris à partie, ni le Conseil national du patronat, CNP, ni la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, CNES n’ont jugé nécessaire de réagir. Aucun communiqué, aucune déclaration.
Pas même un rappel de principe ou sur la contribution de Ngom sur l’essor du secteur privé et à l’économie nationale.
Dans d’autres corps organisés, la solidarité est une évidence. Les enseignants défendent leurs collègues lorsqu’ils sont mis en cause. Les médecins montent au créneau pour protéger l’image de leur profession. Les étudiants se mobilisent pour l’un des leurs.
Cette défense collective ne signifie pas l’aveuglement, elle traduit simplement la conscience d’appartenir à une communauté d’intérêts et de destin.
Hélas, cette affaire, seule la voix de Abdoulaye Sylla, député et chef d’entreprise, s’est élevée pour dénoncer ce qu’il considère comme une attaque injuste. Une réaction individuelle, courageuse sans doute, mais qui ne saurait remplacer une prise de position institutionnelle.
Car enfin, à quoi servent les organisations patronales si elles ne protègent pas moralement leurs membres lorsque ceux-ci sont publiquement mis en cause ? Leur mission se limite-t-elle aux négociations fiscales, aux concertations sociales et aux rencontres protocolaires ?
L’absence de solidarité envoie un signal préoccupant. Si un capitaine d’industrie peut être attaqué dans l’hémicycle sans réaction de ses pairs organisés, quel message est adressé aux investisseurs, aux PME, aux jeunes entrepreneurs ? Celui d’un patronat silencieux, incapable de faire bloc ?
Ce qui est sur est qu’une organisation qui ne protège pas ses membres dans l’adversité finit par ne plus justifier son existence.
Le CNP et la CNES devraient le savoir.
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