Samedi vers 17 heures, les rédactions de Mon Journal et de Djaridati envoient la version finale de leur publication à l’imprimerie. L’imprimerie est étatique. Les deux journaux appartiennent au même homme, Hicham Aboud, un proche des services de sécurité. Leurs informations sont donc similaires. L’un est en français, l’autre en arabe.
Un profond coma ?
C’est l’imprimeur qui remarque un dossier spécial sur la santé du président algérien. Les journalistes écrivent que l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika s’est détérioré et qu’il serait dans un profond coma qui pourrait durer des semaines. Selon eux, le président est rentré à Alger dans des conditions très particulières.
L’imprimeur alerte le ministère de la Communication. Hicham Aboud reçoit alors un coup de fil du ministère. On lui demande de retirer les dossiers concernant le président pour que les journaux puissent être imprimés. Le propriétaire refuse. Il dit qu’il n’accepte pas de s’autocensurer. C’est aussi impossible techniquement de supprimer deux pages au dernier moment selon lui.
-
Mali: un convoi de l'armée a pris la route d'Anéfis pour apporter du renfort
-
Est de la RDC: le recours aux violences sexuelles comme arme de guerre ne faiblit pas, selon l’ONU
-
La Tanzanie entre appels à manifester contre les violences politiques et peur de la répression
-
Ebola en RDC: plus de 1,15 million de personnes en insécurité alimentaire aiguë dans les régions touchées
-
Guinée-Bissau: le référendum sur la réforme constitutionnelle aura lieu le 30 août




Mali: un convoi de l'armée a pris la route d'Anéfis pour apporter du renfort


