A moins d’une semaine des épreuves anticipées de Philosophie prévues vendredi prochain, le professeur Songué Diouf déplore le niveau fiable des élèves et du système de façon générale.
«Le quantum horaire n’a jamais été respecté. C’est des gosses qui viennent par exemple de la sixième à la terminale, c’est dramatique mais il faut oser le dire- sans jamais avoir fait cinq mois de cours dans une année scolaire. Mais comment voulez-vous que le niveau reste celui qu’il était ? Ce n’est pas possible !», campe le professeur de philosophie qui a pris part à une révision générale de philosophie à Kaolack.
Poursuivant, Pr Songué Diouf de souligner que : «l’autre facteur le plus essentiel, c’est le système lui-même». «C’est vrai qu’il est du côté du pouvoir, mais c’est là l’objectif du philosophe qui doit se rendre compte qu’on a commencé à tuer l’école dès qu’on a commencé à penser qu’on n’a pas besoin d’être formé pour exercer ce métier ».
Et ceci, a-t-il avancé, « C’est valable même chez vous les journalistes. N’importe qui traîne dans la rue, micro en main : ‘je suis journaliste’. N’importe qui, craie en main, rassemble des élèves dans les classes : ‘Je suis enseignant’. N’importe qui met une blouse : ‘Je suis infirmière’».
«Le quantum horaire n’a jamais été respecté. C’est des gosses qui viennent par exemple de la sixième à la terminale, c’est dramatique mais il faut oser le dire- sans jamais avoir fait cinq mois de cours dans une année scolaire. Mais comment voulez-vous que le niveau reste celui qu’il était ? Ce n’est pas possible !», campe le professeur de philosophie qui a pris part à une révision générale de philosophie à Kaolack.
Poursuivant, Pr Songué Diouf de souligner que : «l’autre facteur le plus essentiel, c’est le système lui-même». «C’est vrai qu’il est du côté du pouvoir, mais c’est là l’objectif du philosophe qui doit se rendre compte qu’on a commencé à tuer l’école dès qu’on a commencé à penser qu’on n’a pas besoin d’être formé pour exercer ce métier ».
Et ceci, a-t-il avancé, « C’est valable même chez vous les journalistes. N’importe qui traîne dans la rue, micro en main : ‘je suis journaliste’. N’importe qui, craie en main, rassemble des élèves dans les classes : ‘Je suis enseignant’. N’importe qui met une blouse : ‘Je suis infirmière’».
«Cela veut dire que c’est le système en tant que tel qui est vicié parce que les écoles de formation classiques, on les a tué. Avant pour devenir instituteur, vous avez cinq bonnes années de formation. C’est pourquoi les instituteurs, c’est les premiers et les meilleurs cadres de ce pays-là», a-t-il conclu sur les ondes de Rfm.
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