L’état civil constitue le premier lien organique qui unit un individu à sa nation. C’est la preuve légale d'une existence, la clé d'accès à l'école, au droit de vote et à la protection sociale. Pourtant, au Sénégal, ce service public essentiel est devenu un véritable parcours du combattant pour des millions de citoyens, doublé d'un marché noir révoltant où l'identité même du Sénégalais est mise aux enchères.
Au-delà de la vétusté des registres, un mal profond ronge nos mairies, le trafic organisé d'actes de naissance. Ce qui devrait être un acte administratif gratuit ou à coût symbolique est devenu un business lucratif. Dans l'ombre des bureaux, des réseaux de facilitateurs et d'agents véreux monnaient le désespoir des familles. Ce trafic de papiers crée une fracture sociale insupportable. Il instaure une citoyenneté à deux vitesses où le droit n'est plus garanti par la loi, mais par la capacité financière à corrompre. En vendant un extrait, on ne vend pas qu'un papier, on vend l'intégrité de notre administration et on sacrifie l'égalité des chances sur l'autel de l'enrichissement illicite.
Un impact dévastateur sur l'avenir de nos enfants
Ce commerce de l'identité frappe de plein fouet les plus vulnérables, particulièrement lors des cycles d'examens. Alors que l'éducation est un droit constitutionnel, le trafic d'actes en devient le verrou sélectif. Chaque année, des milliers d'élèves brillants se voient interdire l'accès aux salles d'examen du CFEE ou du BFEM car ils ne peuvent pas s'offrir le luxe d'un document authentique ou rapide. Ce blocage administratif pousse les enfants vers un décrochage scolaire forcé, les condamnant à une mort civile avant même d'avoir atteint l'âge adulte. Sans diplôme et sans existence légale reconnue, ces jeunes deviennent des proies faciles pour le travail forcé, le mariage précoce ou la marginalisation sociale.
Les périls sécuritaires et la perte de souveraineté
L'impact de cette corruption dépasse le cadre scolaire pour toucher à la sécurité nationale. La vente d'extraits facilite la création de doubles identités et l'obtention frauduleuse de la nationalité. Lorsqu'un acte d'état civil peut être fabriqué ou modifié moyennant finance, c'est toute la sécurité juridique du Sénégal qui s'effondre. Cette porosité de l'état civil décrédibilise nos documents officiels à l'international et ouvre la porte à des usurpations d'identité massives, allant jusqu'à fausser la sincérité du fichier électoral. En laissant ce trafic prospérer, nous mettons en péril les fondements mêmes de notre État de droit et de notre souveraineté.
L'urgence de briser le système de l'impunité
La numérisation souvent promise restera un mirage si elle ne s'accompagne pas d'une volonté politique d'assainir le secteur. Il est impératif de passer de la dénonciation à la sanction. Nous appelons à des audits sévères dans tous les centres d'état civil et à des poursuites pénales exemplaires contre les vendeurs d'identité. La loi du silence doit être brisée. Il est temps que l'administration sénégalaise se hisse à la hauteur de ses responsabilités pour qu'enfin, aucun citoyen ne soit laissé au bord de la route parce qu'il n'a pas pu payer pour exister.
L'IDENTITÉ N'EST PAS À VENDRE, C'EST UN DROIT SACRÉ
Au-delà de la vétusté des registres, un mal profond ronge nos mairies, le trafic organisé d'actes de naissance. Ce qui devrait être un acte administratif gratuit ou à coût symbolique est devenu un business lucratif. Dans l'ombre des bureaux, des réseaux de facilitateurs et d'agents véreux monnaient le désespoir des familles. Ce trafic de papiers crée une fracture sociale insupportable. Il instaure une citoyenneté à deux vitesses où le droit n'est plus garanti par la loi, mais par la capacité financière à corrompre. En vendant un extrait, on ne vend pas qu'un papier, on vend l'intégrité de notre administration et on sacrifie l'égalité des chances sur l'autel de l'enrichissement illicite.
Un impact dévastateur sur l'avenir de nos enfants
Ce commerce de l'identité frappe de plein fouet les plus vulnérables, particulièrement lors des cycles d'examens. Alors que l'éducation est un droit constitutionnel, le trafic d'actes en devient le verrou sélectif. Chaque année, des milliers d'élèves brillants se voient interdire l'accès aux salles d'examen du CFEE ou du BFEM car ils ne peuvent pas s'offrir le luxe d'un document authentique ou rapide. Ce blocage administratif pousse les enfants vers un décrochage scolaire forcé, les condamnant à une mort civile avant même d'avoir atteint l'âge adulte. Sans diplôme et sans existence légale reconnue, ces jeunes deviennent des proies faciles pour le travail forcé, le mariage précoce ou la marginalisation sociale.
Les périls sécuritaires et la perte de souveraineté
L'impact de cette corruption dépasse le cadre scolaire pour toucher à la sécurité nationale. La vente d'extraits facilite la création de doubles identités et l'obtention frauduleuse de la nationalité. Lorsqu'un acte d'état civil peut être fabriqué ou modifié moyennant finance, c'est toute la sécurité juridique du Sénégal qui s'effondre. Cette porosité de l'état civil décrédibilise nos documents officiels à l'international et ouvre la porte à des usurpations d'identité massives, allant jusqu'à fausser la sincérité du fichier électoral. En laissant ce trafic prospérer, nous mettons en péril les fondements mêmes de notre État de droit et de notre souveraineté.
L'urgence de briser le système de l'impunité
La numérisation souvent promise restera un mirage si elle ne s'accompagne pas d'une volonté politique d'assainir le secteur. Il est impératif de passer de la dénonciation à la sanction. Nous appelons à des audits sévères dans tous les centres d'état civil et à des poursuites pénales exemplaires contre les vendeurs d'identité. La loi du silence doit être brisée. Il est temps que l'administration sénégalaise se hisse à la hauteur de ses responsabilités pour qu'enfin, aucun citoyen ne soit laissé au bord de la route parce qu'il n'a pas pu payer pour exister.
L'IDENTITÉ N'EST PAS À VENDRE, C'EST UN DROIT SACRÉ
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