Le brouillard se dissipe et révèle une sale guerre dans le Tigré. Jeudi dernier, le 11 février, l'organisation Human Rights Watch publiait une enquête détaillée sur le bilan meurtrier des tirs d'artillerie contre des zones urbaines de Humera, Shire et la capitale Mekele : au moins 83 morts ont été recensés, 300 blessés, des hôpitaux détruits, des écoles, des marchés sous les obus.
Le même jour, les autorités éthiopiennes admettaient que le viol de femmes, des très jeunes filles aussi, avait été utilisé massivement par les soldats combattant pour Addis-Abeba, qu'ils soient fédéraux, miliciens ou sortis des rangs de l'armée érythréenne. Des survivantes commencent d'ailleurs à sortir du silence, comme ce matin via l'agence Associated Press sur la BBC : elles racontent l'horreur, les chantages au meurtre, l'humiliation et les mutilations.
Massacre de grande ampleur dans la ville historique d'Aksoum
Certains civils tigréens sortent aussi de l'ombre, comme ce professeur de l'université d'Adigrat et randonneur amateur, qui a publié le récit d'un massacre de grande ampleur qui aurait été commis par les fédéraux et les Érythréens dans la ville historique d'Aksoum, fin novembre. Il parle de plus de 700 cadavres enterrés, puis de la terreur qu'ont fait régner les soldats dans les semaines suivantes.
Ce genre de révélations se multiplie. Hailu Kebede, le représentant d’un petit parti de l'opposition politique tigréenne, résume la situation d'une phrase : « Le monde présentera ses excuses au peuple du Tigré, a-t-il dit. Mais il sera trop tard ».
Le même jour, les autorités éthiopiennes admettaient que le viol de femmes, des très jeunes filles aussi, avait été utilisé massivement par les soldats combattant pour Addis-Abeba, qu'ils soient fédéraux, miliciens ou sortis des rangs de l'armée érythréenne. Des survivantes commencent d'ailleurs à sortir du silence, comme ce matin via l'agence Associated Press sur la BBC : elles racontent l'horreur, les chantages au meurtre, l'humiliation et les mutilations.
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