C’est la première fois depuis la reprise de la ville par l’armée franco-malienne, le 28 janvier, que nous parvenons à récupérer des images de Kidal, au nord-est du Mali. Prises au lendemain d’un attentat kamikaze à un checkpoint, ces clichés pris par l’un de nos Observateurs témoignent de la violence de l’attaque.
L’attentat a eu lieu mardi 26 février au sud-est de la ville, dans le quartier Aliou, non loin d’un camp de l’armée française, à un check-point tenu par des Touareg. Dans un premier temps, l’armée française avait parlé d’une explosion due à la destruction d’un stock de munitions, avant de se raviser et d’évoquer un attentat à la voiture piégée. Cette attaque a depuis été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).
La ville de Kidal est située à l’extrême nord du pays, près de la frontière avec l’Algérie et le Niger. Les journalistes ne sont pas autorisés par l’armée française à y accéder. Le Bloc d'intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (Biprem), un regroupement apolitique malien, a d'ailleurs reproché à la France d'empêcher l'accès de Kidal aux journalistes.
L’attentat a eu lieu mardi 26 février au sud-est de la ville, dans le quartier Aliou, non loin d’un camp de l’armée française, à un check-point tenu par des Touareg. Dans un premier temps, l’armée française avait parlé d’une explosion due à la destruction d’un stock de munitions, avant de se raviser et d’évoquer un attentat à la voiture piégée. Cette attaque a depuis été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).
La ville de Kidal est située à l’extrême nord du pays, près de la frontière avec l’Algérie et le Niger. Les journalistes ne sont pas autorisés par l’armée française à y accéder. Le Bloc d'intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (Biprem), un regroupement apolitique malien, a d'ailleurs reproché à la France d'empêcher l'accès de Kidal aux journalistes.
"On ne se sent pas en sécurité à Kidal malgré la présence de l’armée et les nombreux barrages"
Moussa Ag Targa (pseudonyme) habite Kidal: "J’étais chez moi, dans un quartier proche du quartier Aliou, lorsque j’ai entendu une énorme explosion un peu après 19 heures. C’était une explosion bien plus forte que celle de la dernière attaque de vendredi dernier [Il s’agit de la troisième attaque du genre en l’espace d’une semaine à Kidal : le jeudi 21 février, le camp militaire français à Kidal avait été visé par l’attaque d'un kamikaze. Le lendemain, une base du mouvement armé touareg MNLA avait été prise pour cible, et cinq personnes avaient été tuées.]"
"Un kamikaze à bord d'un 4x4 a foncé sur un pick-up, équipé d’une mitrailleuse, appartenant à des Touareg [le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et le Mouvement islamique de l’Azawad ont tous les deux annoncés que l’attaque visaient leurs éléments]. Sur les images, on voit les restes du véhicule kamikaze, comme le moteur, et aussi le pick-up carbonisé des Touareg".
"Il y a eu six morts et un blessé dans l’attaque [le MNLA annonce sept morts dans ses rangs]. Le blessé a été amené à l’hôpital, il a eu la main coupée et souffre énormément.
Les gens se sont rendus sur place le lendemain pour constater les dégâts. Nous avons très peur de tout ce qui se passe en ce moment, nous ne nous sentons pas en sécurité à Kidal, malgré la présence de l’armée et les nombreux barrages. Nous restons cloîtrés chez nous dès que la nuit tombe".
Cet article a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste aux Observateurs de FRANCE 24.
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