Dans un contexte international particulièrement instable, marqué par l'escalade des tensions au Moyen-Orient, le Président Bassirou Diomaye Faye a alerté sur la vulnérabilité des «équilibres économiques mondiaux» face à des «chocs imprévisibles». Dans son discours à la nation, le chef de l'État souligne que ces turbulences perturbent déjà les chaînes d’approvisionnement et les prix de l’énergie, menaçant de se répercuter directement sur l’économie sénégalaise.
«Les efforts importants consentis ces derniers mois pour alléger le coût de la vie et améliorer les conditions des ménages doivent donc être consolidés avec vigilance. C’est pourquoi nous devons rester lucides, anticiper ces évolutions et poursuivre avec méthode et responsabilité les réformes engagées, afin de préserver durablement notre économie et le pouvoir d'achat des Sénégalais», a déclaré le Président Faye.
Cette préoccupation politique trouve un écho dans une note d’orientation de la CEA-ONU et de la Banque africaine de développement qui classent le Sénégal parmi les pays exposés à de graves «difficultés budgétaires». Selon le document, la dépréciation de 29 monnaies africaines renchérit le service de la dette extérieure. «Ces pressions pourraient se conjuguer pour aggraver les difficultés budgétaires, notamment dans les pays où le service de la dette est élevé, les factures d'importation de carburant et de produits alimentaires importantes et les réserves faibles», indique le document.
«Les efforts importants consentis ces derniers mois pour alléger le coût de la vie et améliorer les conditions des ménages doivent donc être consolidés avec vigilance. C’est pourquoi nous devons rester lucides, anticiper ces évolutions et poursuivre avec méthode et responsabilité les réformes engagées, afin de préserver durablement notre économie et le pouvoir d'achat des Sénégalais», a déclaré le Président Faye.
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