Fâché, scandalisé et énervé, Jean Paul Dias fait feu de tout bois: "Macky n'a qu'à payer les 25 millions"



«C’est chez Barthélémy Dias que Macky Sall en personne, avait déclaré urbi et orbi devant le monde entier, que c’était l’Etat du Sénégal qui était responsable de cette affaire, que Barthélémy n’avait rien fait, qu’il fallait le libérer et qu’il fallait poursuivre les commanditaires», tempête Dias-père qui est loin d’en avoir fini.

«Donc, les 25 millions, Macky n’a qu’à les payer puisqu’aujourd’hui, c’est lui qui personnifie l’Etat», crache l’allié du président de la République.

Selon lui, «dans le verdict, il y avait à peu près une dizaine de nervis sur cent (100) assaillants que le Substitut du Procureur a préféré appeler des visiteurs; si on voulait se moquer de la tête des gens, on n’utiliserait pas un autre terme. Des nervis qui sont des mercenaires comme le disait à l’époque Macky Sall, des gens envoyés pour aller tuer. Parmi eux, quatre (4) ont été relaxés sous prétexte qu’ils étaient en vacances. Sur les quatre (4) qui ont été relaxés, trois (3) ont fait l’objet de mandat d’arrêt. C’est-à-dire qu’ils ne se sont pas présentés, ils se sont moqués du Tribunal qui a décidé de les relaxer. Les six (6) autres nervis ont eu deux (2) ans avec sursis. Pendant ce temps, on condamne Barthélémy Dias», fulmine-t-il en dénonçant «un verdict qui est une insulte à l’intelligence des Sénégalais».
 
Dans une interview accordée à «Enquête», le patron du BCG (Bloc Centriste Gaïndé) va plus et fait de graves révélations. «Selon nos informations, le Tribunal s’acheminait vers la relaxe et ce sont des pressions venant de partout, y compris la présidence, qui les ont amenés à botter en touche. Et c’est irresponsable».
 
«On n’a pas peur du tout. Nos avocats, certains sont absents du pays mais nous avons été les premiers à vouloir interjeter appel. Nous continuerons le combat. Mais cette fois-ci, à la différence des autres fois où à la demande de ma famille, j’avais observé beaucoup de retenue, de recul, de réserve, je ne le ferai plus. Je me battrais auprès de mon fils «ba foumou yèm niou xamé ko nonou» (quoi qu’il en coûte). 


Samedi 18 Février 2017 - 09:10



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