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Financement du procès de Habré: une table ronde des bailleurs de fonds à Dakar en vue



Financement du procès de Habré: une table ronde des bailleurs de fonds à Dakar en vue
Le jugement de l’ex-président tchadien, Hissène Habré serait une question de jour ou de quelques mois. La Commission de l’Union Africaine s’active pour le démarrage du procès. Elle va, en effet, tenir prochainement à Dakar une table ronde des bailleurs de fonds pour la mobilisation du financement du procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré. Selon un communiqué du ministère de la Justice du Sénégal qui répond aux associations de victimes et organisations de la société civile, la commission de l’Union Africaine a aussi demandé au Gouvernement du Sénégal l’ouverture d’un compte bancaire dans les livres de la BCEAO aux fins de recueillir les contributions des Etats et des bailleurs de fonds intéressés par le financement du procès.

Les associations de victimes et des organisations de la société civile ont, il y a quelques jours, accusé l’Etat du Sénégal «immobilisme» dans l’organisation du procès de Hissène HABRE. Le gouvernement sénégalais dément cela formellement et tient à préciser que «l’obstacle majeur à la tenue du Procès réside dans la mobilisation du financement qui, avec les efforts consentis par le Sénégal relayés par l’Union Africaine et appuyés par l’Union européenne, est en voie de connaître son épilogue avec la tenue prochaine à Dakar de la Table ronde des bailleurs de fonds sous l’égide de l’Organisation continentale».

Le communiqué du ministère de Me Madické Niang a relevé que «ces actions concrètes posées par le Sénégal et ses partenaires tranchent d’avec l’inertie et l’immobilisme supposés par les associations de victimes dans leur impatience compréhensible de voir Monsieur Habré traduit devant les juridictions sénégalaises».

Il a ajouté que «cette déclaration méconnait les efforts consentis par l’Etat du Sénégal pour, d’une part, mettre en conformité son droit interne avec les exigences de ses engagements internationaux et, d’autre part, réorganiser ses juridictions pour les doter de l’aptitude à connaître des crimes internationaux quels que soient leurs auteurs et leurs lieux de commission». Les services de communication du ministère de la justice ont indiqué que «cet investissement consenti au plan institutionnel et organisationnel ne tient pas compte des actions entreprises par le Sénégal, en direction de l’Union africaine dont les résolutions, prises à Khartoum, Banjul, Addis Abeba et Syrte ont permis de créer une dynamique réelle vers la recherche et la mobilisation des moyens financiers nécessaires à la couverture du procès».

Jean Louis Djiba

Jeudi 17 Septembre 2009 - 10:26



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