En Guinée-Bissau, quatre jours après sa prise de fonction, le nouveau gouvernement a décidé de frapper les médias publics de l'ex-puissance coloniale.
Aucune explication n'a été donnée par les autorités aux médias internationaux portugais pour justifier la fin des émissions et des services de Lusa, RTP et RDP, ainsi que l'expulsion de leurs représentants. Ces deux personnes ont jusqu'au mardi 19 août pour quitter le territoire.
Au sortir d'une rencontre avec la communauté internationale sur le processus électoral, le ministre des Affaires étrangères bissau-guinéen, Carlos Pinto Pereira, a promis une conférence de presse pour ce samedi 16 août. Présent à la même réunion, le premier ministre Braima Camara n'a pas apporté de précision : « Ils doivent comprendre que la Guinée-Bissau est un pays souverain » a-t-il déclaré, « il n'y a pas de petits États ou de grands États. Il y a certes de petits pays par la taille, mais pas de petits États ».
Les médias mis en cause ont vertement réagi. Dans un communiqué commun publié le 15 août 2025, leurs directions dénoncent une « mesure discriminatoire et sélective, qui constitue une atteinte délibérée à la liberté d'expression » et qui « s'inscrit dans la volonté constante du gouvernement bissau-guinéen de réduire au silence les journalistes qui s'acquittent de leur devoir d'informer ».
La ligue des droits de l'homme de Guinée-Bissau dénonce dans un communiqué la nature « oppressive et autoritaire du pouvoir » à un peu plus de trois mois de l'élection présidentielle pour laquelle le président Embalo vient d'annoncer sa candidature. Bubacar Turé est le président de la Ligue des droits de l'homme de Guinée-Bissau. Il répond à Miguel Martins du service lusophone de RFI.
Une décision « oppressive et autoritaire du pouvoir »
Le gouvernement portugais réagit lui aussi. Le ministère des Affaires étrangères qualifie la décision de « hautement répréhensible et injustifiable ». L'ambassadeur à Lisbonne est convoqué samedi 16 août pour apporter des explications.
Umaro Sissoco Embalo, le président bissau-guinéen, a reporté un voyage prévu au Portugal lundi 25 août pour marquer le début de sa présidence de la CPLP, la communauté lusophone.
Pas de justification officielle donc pour l'heure, mais cette décision intervient à trois mois de l'élection présidentielle – programmée le 23 novembre 2025 –, et alors que le chef de l'État vient d'annoncer sa candidature et de nommer un nouveau gouvernement. Dans un communiqué, la ligue des droits de l'homme de Guinée-Bissau dénonce la nature « oppressive et autoritaire du pouvoir » à l'approche du scrutin.
Aucune explication n'a été donnée par les autorités aux médias internationaux portugais pour justifier la fin des émissions et des services de Lusa, RTP et RDP, ainsi que l'expulsion de leurs représentants. Ces deux personnes ont jusqu'au mardi 19 août pour quitter le territoire.
Au sortir d'une rencontre avec la communauté internationale sur le processus électoral, le ministre des Affaires étrangères bissau-guinéen, Carlos Pinto Pereira, a promis une conférence de presse pour ce samedi 16 août. Présent à la même réunion, le premier ministre Braima Camara n'a pas apporté de précision : « Ils doivent comprendre que la Guinée-Bissau est un pays souverain » a-t-il déclaré, « il n'y a pas de petits États ou de grands États. Il y a certes de petits pays par la taille, mais pas de petits États ».
Les médias mis en cause ont vertement réagi. Dans un communiqué commun publié le 15 août 2025, leurs directions dénoncent une « mesure discriminatoire et sélective, qui constitue une atteinte délibérée à la liberté d'expression » et qui « s'inscrit dans la volonté constante du gouvernement bissau-guinéen de réduire au silence les journalistes qui s'acquittent de leur devoir d'informer ».
La ligue des droits de l'homme de Guinée-Bissau dénonce dans un communiqué la nature « oppressive et autoritaire du pouvoir » à un peu plus de trois mois de l'élection présidentielle pour laquelle le président Embalo vient d'annoncer sa candidature. Bubacar Turé est le président de la Ligue des droits de l'homme de Guinée-Bissau. Il répond à Miguel Martins du service lusophone de RFI.
Une décision « oppressive et autoritaire du pouvoir »
Le gouvernement portugais réagit lui aussi. Le ministère des Affaires étrangères qualifie la décision de « hautement répréhensible et injustifiable ». L'ambassadeur à Lisbonne est convoqué samedi 16 août pour apporter des explications.
Umaro Sissoco Embalo, le président bissau-guinéen, a reporté un voyage prévu au Portugal lundi 25 août pour marquer le début de sa présidence de la CPLP, la communauté lusophone.
Pas de justification officielle donc pour l'heure, mais cette décision intervient à trois mois de l'élection présidentielle – programmée le 23 novembre 2025 –, et alors que le chef de l'État vient d'annoncer sa candidature et de nommer un nouveau gouvernement. Dans un communiqué, la ligue des droits de l'homme de Guinée-Bissau dénonce la nature « oppressive et autoritaire du pouvoir » à l'approche du scrutin.
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