En Guinée, voilà maintenant dix jours que l'accès à certains réseaux sociaux comme Facebook, TikTok ou YouTube - les plus courus dans le pays - est coupé. Depuis mardi 28 juillet, les Guinéens sont obligés de passer par un VPN pour pouvoir les utiliser, ce qui ne manque pas de provoquer l'exaspération de la population, mais aussi de mettre en difficulté les entreprises pour lesquelles ces applications sont vitales.
« De nombreuses entreprises - surtout des PME - qui font du commerce en ligne ou dont l'activité tourne principalement autour des réseaux sociaux subissent de lourdes pertes parce qu'aujourd'hui, la plupart des consommateurs guinéens achètent en ligne », explique ainsi M'Bany Sidibé, le président de l'Union pour la défense des consommateurs de Guinée, auprès de Tangi Bihan.
Alors que WhatsApp rencontre également des difficultés, plusieurs associations s'insurgent contre ce qu'elles considèrent comme une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens. Président de l'Association des blogueurs de Guinée (Ablogui) qui voit dans cette coupure une atteinte au droit à l'information et à la liberté d'expression, Baro Condé regrette par ailleurs la normalisation d'une telle pratique. Alors qu'elle se limitait jusqu'à récemment encore aux périodes électorales ou aux jours de manifestation, cette nouvelle interruption est déjà la sixième depuis 2023.
« Avant, ces restrictions intervenaient lors des périodes de tension ou des périodes électorales. Mais ces derniers temps, on bloque Internet ou on restreint l'accès aux réseaux sociaux même pendant des périodes relativement stables, comme actuellement », déplore ce dernier.
Alors que l'Union pour la défense des consommateurs de Guinée et l'Ablogui demandent un retour immédiat à la normale, les deux associations réclament aussi des explications aux autorités, qui n'en ont pas fourni jusqu'à présent. Contactés, le gouvernement et l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPT) n'ont pas donné suite aux sollicitations de RFI. Mais lors de la coupure record de trois mois intervenue entre 2023 et 2024, le porte-parole du gouvernement d'alors, Ousmane Gaoual Diallo, avait déclaré qu'« Internet n'[était] pas un droit » en Guinée.
« De nombreuses entreprises - surtout des PME - qui font du commerce en ligne ou dont l'activité tourne principalement autour des réseaux sociaux subissent de lourdes pertes parce qu'aujourd'hui, la plupart des consommateurs guinéens achètent en ligne », explique ainsi M'Bany Sidibé, le président de l'Union pour la défense des consommateurs de Guinée, auprès de Tangi Bihan.
Alors que WhatsApp rencontre également des difficultés, plusieurs associations s'insurgent contre ce qu'elles considèrent comme une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens. Président de l'Association des blogueurs de Guinée (Ablogui) qui voit dans cette coupure une atteinte au droit à l'information et à la liberté d'expression, Baro Condé regrette par ailleurs la normalisation d'une telle pratique. Alors qu'elle se limitait jusqu'à récemment encore aux périodes électorales ou aux jours de manifestation, cette nouvelle interruption est déjà la sixième depuis 2023.
« Avant, ces restrictions intervenaient lors des périodes de tension ou des périodes électorales. Mais ces derniers temps, on bloque Internet ou on restreint l'accès aux réseaux sociaux même pendant des périodes relativement stables, comme actuellement », déplore ce dernier.
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