« L’homme a besoin des arbres… » Cette phrase de Léopold Sédar Senghor en 1980 montre qu’il avait bien compris l’intérêt de protéger les côtes de l’érosion. Et c’est lui qui est à l’origine de cette bande de filaos, des arbres capables de pousser dans le sable et d’évacuer le sel dans les feuilles.
A Guédiawaye, un collectif, dirigé par Amath Kourouma, regroupe 300 personnes. Objectif : protéger cette zone boisée. « Guédiawaye est un point extrêmement bas. S’ils remplacent ces fleurs par un terrassement, ce qui risque de se passer, c’est que nous risquons d’être inondés. »
A la mairie de Guédiawaye, Racine Bâ, conseiller municipal et porte-parole du maire Aliou Sall, accuse ce collectif de s’approprier cette bande de filaos de 7 kilomètres de long où la mairie souhaite construire notamment une salle de spectacle et une université : « Il est inconcevable que des gens s’attribuent le bien public. Maintenant s’ils s’entêtent, il faut que force reste à la loi. »
Les maraîchers, eux, disent que cette forêt est classée, donc « intouchable ». « Le maire aussi a sollicité un déclassement pour pouvoir y ériger ses projets », rétorque Racine Bâ.
Depuis 30 ans, Safetou Diallo s’occupe de sa parcelle. Cette habitante de Guédiawaye accuse le maire Aliou Sall de n’avoir lancé aucune concertation : « Nous avons voté pour lui. Nous lui demandons une audience. Ils ne nous considère donc pas, ce maire. Nous allons lutter. Nous allons lutter. »
La mairie se dit prête à une concertation, mais annonce également une marche prochainement pour soutenir les projets de construction du maire, livre la RFI.
A Guédiawaye, un collectif, dirigé par Amath Kourouma, regroupe 300 personnes. Objectif : protéger cette zone boisée. « Guédiawaye est un point extrêmement bas. S’ils remplacent ces fleurs par un terrassement, ce qui risque de se passer, c’est que nous risquons d’être inondés. »
A la mairie de Guédiawaye, Racine Bâ, conseiller municipal et porte-parole du maire Aliou Sall, accuse ce collectif de s’approprier cette bande de filaos de 7 kilomètres de long où la mairie souhaite construire notamment une salle de spectacle et une université : « Il est inconcevable que des gens s’attribuent le bien public. Maintenant s’ils s’entêtent, il faut que force reste à la loi. »
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