Le paysage spirituel sénégalais s’apprête à entrer dans une ère de structuration sans précédent. Djim Ousmane Dramé, délégué général aux Affaires religieuses, a dévoilé lors d'un entretien avec l’APS le lancement imminent d’une cartographie nationale des événements religieux. Ce projet stratégique vise à rationaliser l'intervention de la puissance publique dans un calendrier cultuel de plus en plus dense.
Une vision territoriale pour une meilleure anticipation
Pour mener à bien cette mission, la Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR) mise sur une collaboration étroite avec le maillage administratif du pays. Les gouverneurs, préfets et sous-préfets seront en première ligne pour remonter des données actualisées depuis les territoires. Cette remontée d'informations doit permettre à l'État de passer d'une gestion parfois réactive à une planification rigoureuse, impliquant une approche interministérielle où le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique jouera un rôle pivot.
Malgré cette volonté de structuration, Djim Ousmane Dramé a tenu à fixer les limites de l'intervention étatique. Si le soutien logistique et financier est une réalité, le délégué général a rappelé que l'État ne saurait se substituer aux comités d’organisation. Le principe de contribution et d’accompagnement demeure la règle d'or, soulignant que la responsabilité première des manifestations reste entre les mains des communautés.
Un recensement exhaustif des lieux de culte et d'éducation
Au-delà de l'événementiel, un chantier statistique d'envergure est lancé en partenariat avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). L'objectif est de dresser un inventaire précis des mosquées, églises, lieux de culte traditionnels et structures d'enseignement religieux. Ce recensement doit offrir une base de données fiable pour orienter les politiques publiques et garantir une meilleure insertion des diplômés en langue arabe, un enjeu majeur pour la cohésion sociale.
Née du décret du 5 décembre 2025, la DEGAR remplace l’ancienne Direction des Affaires religieuses avec une ambition élargie. Institution transversale, elle couvre désormais l’ensemble du spectre spirituel sénégalais, incluant l’islam, le christianisme et les religions traditionnelles. Sa mission est double : préserver le dialogue interreligieux, socle de la stabilité nationale, et piloter la modernisation des cités religieuses à travers un programme spécial de développement.
Cette nouvelle architecture institutionnelle témoigne de la volonté des autorités de professionnaliser la gestion du service religieux. En centralisant le suivi des politiques de tolérance et en modernisant les foyers de spiritualité, le Sénégal entend consolider son modèle de coexistence pacifique tout en adaptant son administration aux réalités socioculturelles contemporaines.
Une vision territoriale pour une meilleure anticipation
Pour mener à bien cette mission, la Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR) mise sur une collaboration étroite avec le maillage administratif du pays. Les gouverneurs, préfets et sous-préfets seront en première ligne pour remonter des données actualisées depuis les territoires. Cette remontée d'informations doit permettre à l'État de passer d'une gestion parfois réactive à une planification rigoureuse, impliquant une approche interministérielle où le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique jouera un rôle pivot.
Malgré cette volonté de structuration, Djim Ousmane Dramé a tenu à fixer les limites de l'intervention étatique. Si le soutien logistique et financier est une réalité, le délégué général a rappelé que l'État ne saurait se substituer aux comités d’organisation. Le principe de contribution et d’accompagnement demeure la règle d'or, soulignant que la responsabilité première des manifestations reste entre les mains des communautés.
Un recensement exhaustif des lieux de culte et d'éducation
Au-delà de l'événementiel, un chantier statistique d'envergure est lancé en partenariat avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). L'objectif est de dresser un inventaire précis des mosquées, églises, lieux de culte traditionnels et structures d'enseignement religieux. Ce recensement doit offrir une base de données fiable pour orienter les politiques publiques et garantir une meilleure insertion des diplômés en langue arabe, un enjeu majeur pour la cohésion sociale.
Née du décret du 5 décembre 2025, la DEGAR remplace l’ancienne Direction des Affaires religieuses avec une ambition élargie. Institution transversale, elle couvre désormais l’ensemble du spectre spirituel sénégalais, incluant l’islam, le christianisme et les religions traditionnelles. Sa mission est double : préserver le dialogue interreligieux, socle de la stabilité nationale, et piloter la modernisation des cités religieuses à travers un programme spécial de développement.
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