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Interdiction de la marche des jeunesses du C25 : les explications du Préfet de Dakar



La marche que compte organiser les jeunesses de l'opposition a été interdite par le préfet de Dakar au motif que les jeunes refusent de changer d’itinéraire. Alioune Badara Samb tient à dire à qui veut l’entendre que force restera à la loi. 

« Comme d’habitude, cette déclaration a fait l’objet d’une instruction et je rappelle que la liberté de marche est régi par l’article 10 de la Constitution et fait parti de ce qu’on appelle les libertés d’expression, et nous, en tant qu’autorité administrative, nous sommes tenus devant le principe de légalité de faire en sorte que ces libertés publiques, ces libertés fondamentales puissent être excercées par les citoyens dans le respect des lois et règlements », déclare l’autorité administrative. 

« Malheureusement, déplore-t-elle, il se trouve que nous n’avons pas pu trouver des plages de convergence par rapport à l’itinéraire». Rappelant que la loi 74-13 portant modification du Code pénal parle d’itinéraire projeté, Alioune Badara Samb d’expliquer que cela veut dire que : «l’autorité administrative a la possibilité de trouver des plages de convergences pour qu’on ne puisse pas porter atteinte à la liberté fondamentale, mais permettre également l’expression fondamentale, comme la liberté d’aller et de venir, etc».

À l’en croire, il est entré en contact avec les déclarants pour les convaincre de changer d’itinéraire mais en vain. « J’ai pris soin de prendre contact avec les déclarants pour leur proposer d’autres itinéraires parce que tout le monde sait que l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) est le siège de plusieurs perturbations et nous, en tant que garant de l’ordre public, on a le devoir de prendre les dispositions pour que cet ordre public soit garanti », souligne le Préfet de Dakar. 

Malgré toutes ces propositions, poursuit-il : « les gens sont restés sur leur position de manière catégorique, j’ai été même jusqu’à leur dire ok, on commence par l’Ucad mais si vous voulez prendre l’avenue Cheikh Anta Diop, l’avenue Blaise Diagne, il y a plusieurs éléments qui concourent à justifier une interdiction. Par exemple, on passe par l’hôpital Abass Ndao, les Sénégalais ont le droit d’être soignés. J'ai l’habitude de dire: barrer signifie dégager. Quand on viole la loi, quand on se dit: on se frotte à la loi, qui s'y frotte s'y pique». 

Aminata Diouf

Vendredi 25 Janvier 2019 - 13:48



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