L'organisation de défense des droits humains ARTICLE 19 a exprimé sa « préoccupation » à la suite de l'interpellation de Lamignou Darou, Oustaz Thiep et Ndiaye Touba, poursuivis pour « offense au chef de l'État ».
Dans une note publiée sur sa page Facebook, l'organisation estime que, si les propos reprochés aux trois personnes peuvent être jugés excessifs ou offensants, le recours à des poursuites pénales dans ce type d'affaire pose un problème de principe.
« Si les propos qui leur sont reprochés peuvent être considérés comme excessifs ou offensants, le recours à des sanctions pénales pour offense au chef de l'État soulève de sérieuses préoccupations quant à la judiciarisation des opinions et des discours politiques dans une démocratie », souligne ARTICLE 19.
Tout en encourageant la responsabilité dans l’expression des opinions, l’organisation souligne qu’il importe de « promouvoir un niveau élevé de tolérance de la part des gouvernants à l'égard du discours politique, dans le cadre du débat public et de l'engagement citoyen ».
Enfin, ARTICLE 19 réitère son appel à l'abrogation des articles 254 et 255 du Code pénal, estimant qu'ils ne sont pas conformes aux standards internationaux en matière de droits humains et de liberté d'expression.
Pour rappel, les trois militants du parti Pastef-Les Patriotes ont été arrêtés par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) dans les locaux du média en ligne Feeñal Digital, où ils officiaient en tant que chroniqueurs.
Les trois hommes sont vus en train de formuler des prières considérées comme controversées. Ils évoquaient des souhaits de malheur, notamment de paralysie ou d'AVC, visant « celui qui a trahi le projet de Pastef" ou "celui qui est là», une formulation que de nombreux observateurs ont interprétée comme une référence au président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Dans une note publiée sur sa page Facebook, l'organisation estime que, si les propos reprochés aux trois personnes peuvent être jugés excessifs ou offensants, le recours à des poursuites pénales dans ce type d'affaire pose un problème de principe.
« Si les propos qui leur sont reprochés peuvent être considérés comme excessifs ou offensants, le recours à des sanctions pénales pour offense au chef de l'État soulève de sérieuses préoccupations quant à la judiciarisation des opinions et des discours politiques dans une démocratie », souligne ARTICLE 19.
Tout en encourageant la responsabilité dans l’expression des opinions, l’organisation souligne qu’il importe de « promouvoir un niveau élevé de tolérance de la part des gouvernants à l'égard du discours politique, dans le cadre du débat public et de l'engagement citoyen ».
Enfin, ARTICLE 19 réitère son appel à l'abrogation des articles 254 et 255 du Code pénal, estimant qu'ils ne sont pas conformes aux standards internationaux en matière de droits humains et de liberté d'expression.
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